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Faire son « Black Friday » au Salon des vignerons

Ce vendredi 25 novembre, le « Black Friday » nous invite à dépenser notre argent n’importe comment. Cinq jours après la clôture de la COP 27, un journal gratuit de 20 pages est inséré dans quatre pages de publicités pour ce « Black Friday » tandis que quatre autres pages de pub sont aussi à cet évènement dans les pages intérieures. Soucieux de ne pas être en reste, le « Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté Industrielle et Numérique » a publié un long communiqué dans lequel on peut lire ceci :

« D’une manière générale, il est important de vérifier les caractéristiques des produits que l’on souhaite acheter. Que ce soit en boutique ou en ligne, de nombreuses informations doivent accompagner la présentation des produits. En ligne, les informations doivent aussi être claires et facilement accessibles notamment concernant l’identité des vendeurs et les conditions générales de vente. L’incitation à l’achat qui accompagne ces périodes de promotions peut être l’occasion pour des professionnels mal intentionnés de tromper le consommateur (…) En cas d’expériences d’achat malheureuses ou de doutes sur une pratique commerciale, la plateforme Internet de la DGCCRF (signal.conso.gouv.fr) recueille des griefs des consommateurs à l’égard des professionnels ».

Conseils pratiques pour des primo-visiteurs

Les Franciliens qui se rendront aujourd’hui, demain et dimanche sur le Salon des vignerons indépendants (1) ne seront pas confrontés à ce genre de souci. Ici on déguste d’abord et la dégustation est gratuite. Ensuite, on est libre d’acheter ou pas. Muni d’un chariot, on peut repartir par les transports en commun avec ses bouteilles. Outre la ligne 12 du métro, les lignes T2 et T3a du Tramway permettent de se rendre à Paris Expo. La première ligne part de Bezons dans le Val d’Oise et dessert plusieurs villes des Hauts de Seine. La Seconde dessert une vingtaine de stations jusqu’à la porte de Vincennes.

Devant les centaines de stands présents sur ce Salon, les primo-visiteurs peuvent se sentir un peu perdus au moment de se présenter sur tel ou tel stand. Volontairement, les organisateurs répartissent les vignerons en évitant de les rassembler par régions viticoles et par appellations. Comme acheteur au fil des années, l’auteur de ces lignes a fait des choix dont certains sont désormais durables. Outre Joël Gigou (G15) pour les vins de Jasnières (2), le Château La Tour Penedesses pour les vins de Faugères (M17) ; le Château de Nouvelle (F70) pour les vins de Fitou ; le domaine Michel Issaly (E20) pour les vins de Gaillac ; le domaine Cahaupé (K9) et le domaine du Cinquau (G64) pour le Jurançon ; le stand commun des Châteaux Pipeau et Pindefleurs (D36) pour le Saint-Emilion ; le domaine Jacques Tissot (A24) pour les vins d’Arbois ; le Château Dudon (D16) pour le sauternes ; le domaine Cazes (D62) pour le muscat de Rivesaltes et enfin le Mas de Daumas-Gassac (G23) pour ses vins de longue garde produits à Aniane dans l’Hérault sont des valeurs sûres.

14, 2 milliards d’excédents commerciaux en 2021

En France, seules trois filières de production agricole conservent désormais une balance commerciale positive, leurs exportations dépassant les importations. La filière des vins et spiritueux elle celle qui dégage le plus gros excédent devant les céréales et les produits laitiers. En 2021 son excédent commercial était de 14,2 milliards d’euros pour un excédent global de 8,2 milliards pour l’ensemble du secteur agricole. Mais de déficit global de notre commerce extérieur était de 85 milliards d’euros en 2021 et il sera encore plus élevé en 2022 du fait de la hausse du prix des énergies.

La filière viticole répond aussi très bien à la demande du marché le marché intérieur. Les vignerons indépendants y sont pour beaucoup grâce à la qualité et à la diversité des vins qu’ils nous proposent. La superficie moyenne des 59 000 vignobles de France était de 13,5 hectares en 2020. Si le nombre de vignerons a reculé de 16 % en dix ans, ce recul deux fois moindre que dans la production de lait de vache, de viande bovine, de viande ovine et même de fruits.

On doit cette résistance à la part prise par la vente directe aux amateurs depuis la propriété comme sur les salons qui se déroulent souvent deux fois par an dans plusieurs grandes villes dont Paris. L’entrée au Salon est payante, mais quand on y achète du vin régulièrement on reçoit souvent une invitation d’un ou plusieurs vignerons à qui on a acheté du vin sur des précédents salons. À l’entrée, on se voit remettre un verre de dégustation et on peut ainsi satisfaire sa curiosité en goûtant des vins avant de se décider à acheter ou pas.

Ce vendredi, la visite de Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire est annoncée à partir de 11 h 30 avec, au programme, un déjeuner de travail avec les représentants du syndicat des vignerons indépendants, une déambulation dans les allées et un point de presse à l’Espace exposant vers 14 h 30.