Le week-end dernier, il n’a même pas été convoqué avec la réserve du FC Nantes. Le milieu de terrain Batista Mendy (20 ans), formé à la Jonelière, a totalement disparu des radars. Depuis dix jours, il n’est même plus avec le groupe pro, avec lequel il s’entraînait depuis cet été, et a été invité à rallier l’effectif de N2 de Pierre Aristouy. Pourquoi ? Parce que le natif de Saint-Nazaire, qui est en fin de contrat en juin, refuse de prolonger. Selon les informations de 20 Minutes, il a été demandé au coach de la réserve de ne pas le convoquer le week-end dernier…

Ce jeudi midi, en conférence de presse, le coach Christian Gourcuff a confirmé que le joueur était écarté pour «un problème contractuel». Puis, il a développé: «Si vous avez un joueur qui fait la formation et qui part quand il peut rendre au club, ça pose souci. Il n’y a pas que Nantes qui est confronté à ça puisque c’est un problème réglementaire. Il n’y a plus de contrat stagiaire. Dès aspirant, vous pouvez passer pro. Trois ans maximum. Si cela arrive à 16 ans, à 19 ans, un joueur peut se retrouver libre. Donc quel est l’apport de la formation ? Des clubs l’ont compris. Ils ne font plus de formation. Ils achètent des joueurs en cours de formation.» Contacté, l'agent de Batista Mendy n'a jamais répondu. 

Une volte-face en 2018

Le 13 septembre, à Monaco, Batista Mendy avait pourtant fait sa première apparition avec les pros en Ligue 1. Il avait remplacé à la 61e Abdoulaye Touré. Il avait confié à 20 Minutes au téléphone quelques jours après son bonheur d’avoir goûté enfin, à 20 ans, l’élite : « Il fallait que je mûrisse dans mon jeu. Je savais que ça allait venir. »

En 2018, Mendy avait failli rejoindre Brighton pour y signer un contrat de 3 ans. Il avait au dernier moment changé d’avis, rattrapé par la manche par certains éducateurs de la Jonelière, dont le directeur du centre de formation Samuel Fenillat. En juillet 2018, il s’était alors engagé en pro avec les Canaris pour 3 ans.

En 2014, la direction du FC Nantes avait aussi renvoyé en équipe réserve Adrien Trebel​ car il refusait de prolonger son bail. Un coup de pression qui n’avait pas eu l’effet escompté car le milieu de terrain était parti libre ensuite.