France

Foot - HOL - Robert Rensenbrink, figure de la grande équipe néerlandaise des années 70, est mort

Robert Rensenbrink a disputé deux finales de Coupe du monde avec les Pays-Bas. (L'Équipe)

Robert Rensenbrink s'est éteint à 72 ans dans la nuit de vendredi. Ancien joueur de génie d'Anderlecht, il avait appartenu à la grande équipe des Pays-Bas des années 70 au côté de Johan Cruyff.

mis à jour le 25 janvier 2020 à 23h55

Robert Rensenbrink s'est éteint dans la nuit de vendredi à l'âge de 72 ans des suites d'une longue maladie. Les médias belges ont annoncé la nouvelle ce samedi soir et ce n'est pas un hasard s'ils ont largement traité l'information.

L'attaquant est né aux Pays-Bas - le 3 janvier 1947 à Amsterdam - mais c'est en Belgique qu'il a effectué la très grande majorité de sa carrière et qu'il y a connu ses plus grands succès. Il a d'abord évolué au FC Bruges (1969-1971) avant de rejoindre Anderlecht (1971-1980), où il est considéré encore aujourd'hui comme le plus grand joueur de l'histoire du club.

Avec le club bruxellois, il s'est construit un palmarès XXL : champion de Belgique (1972, 1974) et vainqueur de la Coupe nationale (1972, 1973, 1975 et 1976), il a surtout remporté à deux reprises la Coupe des vainqueurs de coupe (1976 et 1978) et la Supercoupe d'Europe ces deux mêmes années.

Finaliste des Coupes du monde 1974 et 1978

Dans ces années 70 où les meilleurs joueurs évoluaient presque toujours dans leur pays, il a été une anomalie mais cela ne lui a pas fermé les portes de la sélection néerlandaise, au contraire. L'ailier gauche a été de toutes les grandes épopées de l'équipe symbolisée par Johan Cruyff. Mais, à la différence du génie de l'Ajax Amsterdam et du Barça, absent en 1978, Rensenbrink a disputé les deux finales de Coupe du monde des Bataves (1974 et 1978). Lors de l'édition en Argentine, il a même été le meilleur joueur des Pays-Bas avec cinq buts et trois passes décisives sur l'ensemble du tournoi.

Il a achevé sa carrière par deux nouveaux exils le premier aux États-Unis, pour une pige à Portland, puis en... France à Toulouse, où malgré le titre de champion de D2 (1982), son passage a été plutôt quelconque.

publié le 25 janvier 2020 à 23h50