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Football - Coupe du monde - Kazakhstan-France : un périple pour (vraiment) repartir du bon pied

Si les voyages forment la jeunesse, comme l’assurait Montaigne, les champions du monde risquent d’en avoir pour leur argent, ce dimanche, au Kazakhstan. Après plus de sept heures d’avion, près de 6 000 kilomètres de trajet, un décalage horaire conséquent entre Paris et Noursoultan (+ 5 heures) et une température hivernale annoncée entre 0 °C et - 11 °C (au début de l’hiver, elles avoisinent entre les - 35 °C et - 40 °C, mais le stade, dont le toit sera fermé, offrira 15 degrés aux joueurs), le premier déplacement de l’équipe de France en terre kazakhe coche toutes les cases du vrai périple. Et d’un match piège par excellence face à la 122e nation mondiale (15 heures, TF1). Non pas que les hommes de Didier Deschamps - déjà bien échaudés par l’accroc de mercredi soir au Stade de France face à l’Ukraine (1-1) - aient à redouter le niveau de leurs hôtes du jour, mais le flou demeure sur la capacité des Bleus à se présenter frais et motivés sur la pelouse du terrain synthétique de l’Astana Arena.

Apprécier son statut de champion du monde, c’est bien. L’assumer est encore mieux

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On ne va pas se mentir, dans un calendrier infernal avec des matchs tous les trois jours et pour beaucoup d’internationaux la perspective des quarts de finale de Ligue des champions qui se profile après la fenêtre internationale, ce déplacement au cœur de la deuxième capitale la plus froide du monde, derrière Oulan-Bator en Mongolie, n’a rien d’excitant. Encore moins de sexy. Mais c’est aussi ça la vie d’un joueur de sélection. Avec un quotidien pas toujours synonyme de strass et paillettes. Surtout, la qualification pour la Coupe du monde 2022 au Qatar (21 novembre-18 décembre) passe par ce genre de rendez-vous que l’équipe de France n’a pas le droit de prendre de haut. Même avec de tels états de service et une deuxième étoile accrochée sur le maillot. Apprécier son statut c’est bien. L’assumer est encore mieux. Pour un éternel recommencement.

Certains internationaux jouent leur place à l'Euro

Un deuxième couac, après celui entrevu en milieu de semaine, face à un adversaire relativement faible mais qui se présentera frais pour ne pas avoir joué trois jours plus tôt, ferait mauvais effet. Il serait même difficile à expliquer au regard des joueurs qui composent les rangs de la sélection championne du monde. Ne pas repartir du Kazakhstan avec une victoire s’apparenterait à une faute professionnelle. Qui pourrait avoir des conséquences énormes pour les joueurs alignés et certains dont la présence sur la fameuse liste des vingt-trois pour l’Euro (11 juin-11 juillet) n’est pas encore assurée. Les Bleus ne sont pas là pour faire du tourisme ou gratter quelques miles pour leurs futures vacances, mais bien pour faire respecter la hiérarchie. Rien d’autre.

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Désireux de « ne pas prendre de risque » et de « ne pas mettre en danger » la santé de ses protégés face aux cadences infernales mais aussi à une surface synthétique toujours délicate à appréhender, Didier Deschamps a déjà prévenu mercredi soir qu’il profiterait de ce long voyage pour procéder à des changements. Avec le désir de faire souffler certains cadres avant le choc face à la Bosnie mercredi prochain, mais aussi de façon à concerner l’ensemble de son groupe. Seul N’Golo Kanté, blessé contre l’Ukraine, n’a pas fait le déplacement et a regagné son domicile londonien. Des joueurs comme Lucas Digne, Léo Dubois, Clément Lenglet, Paul Pogba, Tanguy Ndombélé ou encore Ousmane Démbélé et Anthony Martial devraient avoir leur mot à dire. « On aura besoin de fraîcheur pour ce rendez-vous, avance le sélectionneur, peu satisfait par le rendement de ses troupes en milieu de semaine et déçu par sa formule offensive. Il y a une fatigue physique générale, je ne veux pas me plaindre mais on doit s’adapter. » L’occasion est belle de relancer la machine bleue pour une première visite sur le sol kazakh. Quoi qu’on en dise, vieux ou jeunes, les voyages forgent toujours quelque chose. Charge aux Bleus de repartir d’ici avec de beaux souvenirs. Et le sentiment d’un périple réussi.

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