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Guerre en Ukraine en direct : après les « référendums » dans les régions séparatistes, les dirigeants prorusses veulent finaliser l’annexion au plus vite

Des cadets militaires russes sur la place Manezhnaya. A Moscou, le 26 septembre 2022.

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Les responsables prorusses des régions de Donetsk, de Zaporijjia et de Kherson sont à Moscou pour se réunir avec Vladimir Poutine. L’Ukraine et ses alliés ne reconnaîtront « jamais » ces scrutins.

les fuites provoquées sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 relâchent du méthane. Les pipelines n’étaient pas en service du fait de la guerre en Ukraine, mais contenaient toutefois d’importantes quantités de gaz. Selon les autorités du Danemark, au large duquel les avaries se sont produites, les fuites se poursuivront jusqu’à épuisement de ce gaz, ce qui devrait prendre au moins une semaine.

Le gaz naturel est principalement composé de méthane, à l’effet de réchauffement 28 fois plus important que celui du CO2 sur un horizon de 100 ans. Il est considéré comme responsable de près du tiers du réchauffement de la planète déjà enregistré. Toutefois, sa durée de vie dans l’atmosphère est relativement courte, une dizaine d’années, contre des décennies, voire des centaines d’années pour le CO2. Au contact de l’eau, une partie de ce méthane va s’oxyder et se transformer en CO2.

L’ONG Greenpeace estime que les fuites pourraient au total égaler l’équivalent de 8 mois d’émissions de gaz à effet de serre du Danemark.

Les prix de l’énergie font peser un risque « imminent » pour la survie de « milliers » d’entreprises

Les prix élevés du gaz et de l’électricité font peser un « risque imminent » de « pertes de production » et « d’arrêts de milliers d’entreprises européennes », a averti jeudi BusinessEurope, une organisation représentant le patronat européen.

Dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l’association patronale réclame notamment un assouplissement du cadre des aides d’Etat aux entreprises en difficulté, un découplage d’urgence des prix de l’électricité de ceux du gaz ainsi que la mobilisation de tous les moyens de production d’électricité disponibles.

Catherine Colonna, la ministre des affaires étrangères française l’a rappelé hier, à Marseille : « Au moment où la Russie renouvelle sa rhétorique agressive, où elle organise les simulacres de référendums qui signent son statut d’Etat paria et au moment où des incidents inexpliqués ont lieu dans la mer Baltique, je le dis avec une certaine gravité : nous aurons à maintenir notre engagement dans la durée », a prévenu la ministre venue à Marseille à l’occasion du départ d’un navire chargé d’aide humanitaire pour l’Ukraine.

Mardi déjà, depuis Kiev, elle avait déclaré sur BFM : « Il s’agit d’une mascarade (…). Il n’y a aucune sincérité dans les votes qui ont pu être exprimés. (…) Ils n’ont aucune légitimité, aucune valeur. Nous ne les reconnaîtrons pas, ils entraîneront des sanctions de la part de la France, de l’Europe et d’autres Etats de la communauté internationale », a-t-elle poursuivi.

Les dirigeants séparatistes à Moscou pour finaliser l’annexion

Après des scrutins qualifiés de « simulacres » par Kiev et les Occidentaux, les dirigeants des quatre régions séparatistes contrôlées par la Russie en Ukraine étaient jeudi à Moscou pour finaliser l’annexion de ces territoires. Les responsables installés par Moscou dans les régions de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, ainsi que de Zaporijjia et de Kherson, dans le sud, sont arrivés par avion à Moscou mercredi soir, selon les agences de presse russes. « Je suis à Moscou », a également annoncé jeudi à l’agence de presse russe Tass le responsable installé par la Russie à la tête de la région de Lougansk, à l’est, Léonid Passetchnik.

Il devaient être reçus prochainement par le président russe Vladimir Poutine pour entériner l’annexion par la Russie. Mercredi, les quatre responsables séparatistes lui avaient déjà adressé des demandes « officielles » en ce sens. « Une rencontre avec le président est bien entendu prévue. Je ne peux pas dire où, quoi, quand. Je n’ai pas cette information », a simplement indiqué jeudi un responsable de l’adiministration d’occupation russe à Kherson, Kirill Stremoussov.

Des soldats ukrainiens dans une tranchée sur la ligne de front, dans la région de Donetsk, le 28 septembre 2022. Un soldat ukrainien dans une tranchée sur la ligne de front dans la région de Donetsk, le 28 septembre 2022. Un soldat ukrainien sur la ligne de front dans la région de Donetsk, le 28 septembre 2022.

L’identité de l’auteur du « sabotage » de Nord Stream ne fait aucun doute, selon le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie

Le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a estimé jeudi que l’identité des responsables des fuites sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 ne faisait « aucun doute », sans toutefois nommer la Russie qui est pointée du doigt par certains experts. Fatih Birol, qui s’exprimait au Colloque annuel du syndicat des énergies renouvelables à Paris, a jugé que l’Europe devrait « survivre à cet hiver » en termes d’approvisionnement en gaz naturel, « en l’absence de mauvaises surprises ».

Il n’a toutefois pas exclu que de telles mauvaises surprises surviennent en rappelant le cas des fuites observées en début de semaine sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 au large du Danemark et de la Suède :

« On ne sait pas encore qui a fait ça, qui est derrière ce sabotage, il y a encore plus ou moins des discussions à ce sujet mais de mon point de vue, (...) je ne demanderais pas au détective Hercule Poirot d’enquêter là-dessus, c’est très évident. »

Une quatrième fuite de gazoduc identifiée en mer Baltique, selon les garde-côtes suédois

Après les incidents survenus sur les gazodus Nord Stream 1 et 2, une quatrième fuite de gaz a été constatée par les garde-côtes suédois. Au total, « il y a deux fuites côté suédois et deux fuites côté danois », a déclaré à l’Agence France-presse un responsable suédois, jeudi. Jusqu’ici les autorités des deux pays avaient fait état d’une fuite côté suédois et de deux fuites côté danois.

Les gardes-côtes suédois n’ont pas pu préciser dans l’immédiat pourquoi le signalement de cette nouvelle fuite n’a eu lieu que tardivement. Mais les deux fuites côté suédois sont situées dans le même secteur, ont-ils indiqué. « La distance est quelque chose de subjectif mais elles sont à proximité l’une de l’autre », a déclaré le responsable des gardes-côtes.

L’autorité n’était pas en mesure de confirmer des informations de médias suédois selon laquelle cette nouvelle fuite est située au-dessus du gazoduc Nord Stream 2. La Suède avait jusqu’ici rapporté une fuite au-dessus de Nord Stream 1 au nord-est de l’île de Bornholm.

Fuites sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 : le risque d’une « bombe climatique »

La fuite dans l’atmosphère de centaines de milliers de tonnes de méthane, un gaz à effet de serre au potentiel de réchauffement bien supérieur au CO₂, fait craindre à plusieurs experts un « désastre environnemental ».

Kiev « n’acceptera aucune tentative de la Russie de s’emparer d’une quelconque partie de notre territoire », déclare Zelensky

Dans sa vidéo quotidienne publiée mercredi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que « l’Ukraine ne peut pas accepter et n’acceptera aucune tentative de la Russie de s’emparer d’une quelconque partie de notre territoire », en référence aux référendums d’annexion organisés par Moscou dans les régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson.

Les dirigeants prorusses de ces régions occupées totalement ou partiellement par Moscou, ont réclamé, mercredi, l’annexion à la Russie, après l’annonce des résultats favorables de ces scrutins.

Au terme d’une journée marquée par des discussions avec la Turquie, l’Allemagne, le Canada, le Royaume Uni, les Nations unies et l’Union européenne, Volodymyr Zelensky a remercié ces partenaires pour leur « soutien clair et sans équivoque ».

« Ces violations brutales de la Charte des Nations Unies doivent être punies », dit le président ukrainien. « Notre tâche principale est maintenant de coordonner les actions avec les partenaires en réponse aux référendums fictifs organisés par la Russie et à toutes les menaces qui y sont liées », avance-t-il.

A Stepnohirsk, dans le sud de l’Ukraine, la vie près du front

Dans le sud de l’Ukraine, les routes qui mènent à Stepnohirsk ne sont plus fréquentées que par des militaires et de longs convois de voitures fuyant la partie de la région de Zaporijia contrôlée par les forces russes. Cela fait sept mois que les habitants de la bourgade, restée sous contrôle ukrainien, ont appris à vivre isolés. La ville comptait 5 000 âmes en temps de paix. Ils ne sont plus que quelques centaines.

La guerre dure et les habitants se sont accoutumés à vivre à quelques kilomètres d’une ligne de front. « Qu’est-ce qu’on devrait faire ? Attendre la mort ? Non ! Quand on peut, on danse ».

Les restes d’un téléviseur entourés de bidons servant à collecter de l’eau. A Stepnohirsk, le 24 septembre 2022. Artyum enlace sa mère, Oksana, en bas de leur immeuble à Stepnohirsk, dans l’oblast de Zaporijia, en Ukraine, le 24 septembre 2022. Façade d’un immeuble touché par un obus russe le 7 juin, ayant fait un mort et un blessé. Les fenêtres ont été emportées par le souffle de l’explosion, à Stepnohirsk, en Ukraine, le 24 septembre 2022. Alina, 14 ans, s’abrite dans le sous-sol d’un immeuble pendant un bombardement, à Stepnohirsk, en Ukraine, le 24 septembre 2022. Elle y a fêté son anniversaire avec sa famille le 16 septembre.

Ce qu’il faut savoir ce jeudi matin

  • Les dirigeants prorusses des régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson, occupées totalement ou partiellement par Moscou, ont réclamé, mercredi, l’annexion à la Russie, au lendemain de référendums qualifiés d’« illégaux » par Kiev. « L’Ukraine ne peut pas accepter et n’acceptera aucune tentative de la Russie de s’emparer d’une quelconque partie de notre territoire », a déclaré, mercredi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
  • Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Canada ont répété mercredi qu’ils ne reconnaîtront « jamais » les résultats des scrutins, une promesse déjà faite par le G7 quelques jours auparavant.
  • Les Etats-Unis ont annoncé mercredi débloquer 1,1 milliard de dollars d’aide militaire supplémentaire pour l’Ukraine, sous la forme de commandes d’armement à l’industrie de défense américaine.
  • En Russie, l’annonce d’une mobilisation « partielle » pour la guerre en Ukraine la semaine dernière par Vladimir Poutine continue de provoquer un exode des hommes en âge de combattre vers les pays voisins, notamment la Géorgie, le Kazakhstan et la Mongolie. Moscou a mis en place des bureaux de conscription à ses frontières pour tenter d’intercepter ceux qui tentent de fuir
  • Moscou a réclamé une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le « sabotage » des gazoducs Nord Stream reliant la Russie à l’Allemagne sous la mer Baltique, qui ont été tous deux touchés par des fuites spectaculaires précédées d’explosions sous-marines, d’origine inconnue. Les autorités russes ont ouvert une enquête pour « acte de terrorisme international » dans cette affaire.

Bonjour et bienvenue à toutes et tous

Ce direct est consacré aux développements liés à la guerre en Ukraine.

Vous pouvez retrouver notre live d’hier sur ce lien.

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Russie et alliés

Crimée, annexée depuis 2014

Territoire où se trouve l'armée russe

Où l'armée russe mène des opérations

Mouvements russes

Contre-attaque ukrainienne

Ville tenue par les Ukrainiens

Ville conquise par les Russes

Ville au statut disputé

Centrales nucléaires en service

Le contexte

Live animé par Pierre Bouvier, Anna Villechenon et Julien Lemaignen

Image de couverture : Des cadets militaires russes sur la place Manezhnaya. A Moscou, le 26 septembre 2022. NATALIA KOLESNIKOVA / AFP

  • Les dirigeants prorusses des régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson, occupées totalement ou partiellement par Moscou, ont réclamé, mercredi, l’annexion à la Russie, au lendemain de référendums qualifiés d’« illégaux » par Kiev. « L’Ukraine ne peut pas accepter et n’acceptera aucune tentative de la Russie de s’emparer d’une quelconque partie de notre territoire », a déclaré, mercredi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
  • Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Canada ont répété mercredi qu’ils ne reconnaîtront « jamais » les résultats des scrutins, une promesse déjà faite par le G7 quelques jours auparavant.
  • Les Etats-Unis ont annoncé mercredi débloquer 1,1 milliard de dollars d’aide militaire supplémentaire pour l’Ukraine, sous la forme de commandes d’armement à l’industrie de défense américaine.
  • En Russie, l’annonce d’une mobilisation « partielle » pour la guerre en Ukraine la semaine dernière par Vladimir Poutine continue de provoquer un exode des hommes en âge de combattre vers les pays voisins, notamment la Géorgie, le Kazakhstan et la Mongolie. Moscou a mis en place des bureaux de conscription à ses frontières pour tenter d’intercepter ceux qui tentent de fuir
  • Moscou a réclamé une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le « sabotage » des gazoducs Nord Stream reliant la Russie à l’Allemagne sous la mer Baltique, qui ont été tous deux touchés par des fuites spectaculaires précédées d’explosions sous-marines, d’origine inconnue. Les autorités russes ont ouvert une enquête pour « acte de terrorisme international » dans cette affaire.

Retrouvez notre direct d’hier en cliquant sur ce lien.

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