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Guerre en Ukraine : Kiev accuse la Russie de détenir deux employés de la centrale nucléaire de Zaporijjia

L'Ukraine a accusé vendredi la Russie de détenir deux employés de la centrale nucléaire de Zaporijjia.

L'Ukraine a accusé vendredi la Russie de détenir deux employés de la centrale nucléaire de Zaporijjia. © DMYTRO SMOLYENKO / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Europe 1 avec AFP 12h45, le 09 décembre 2022, modifié à 12h45, le 09 décembre 2022
Au 289e jour de l'invasion russe, l'Ukraine a accusé vendredi la Russie de détenir deux employés de la centrale nucléaire de Zaporijjia (sud), occupée militairement par Moscou, après les avoir "violemment passés à tabac".

L'Ukraine a accusé vendredi la Russie de détenir deux employés de la centrale nucléaire de Zaporijjia (sud), occupée militairement par Moscou, après les avoir "violemment passés à tabac". Jeudi, "l'armée russe a fait irruption dans les locaux où se trouve le Département des programmes sociaux de la centrale et, en présence d'autres employés, a violemment frappé le chef du département, Oleksiï Troubenkov, et son adjoint, Iouriï Androsov", a déploré l'opérateur nucléaire Energoatom dans un communiqué.

Les informations à retenir :

"Après ce violent passage à tabac", les Russes "les ont fait sortir et les ont emmenés dans une direction inconnue", a dénoncé Energoatom. Le responsable de la sûreté nucléaire de la centrale, Konstantin Beiner, a également été "jeté au sous-sol", selon Energoatom, mais n'est pas détenu par les forces russes. L'opérateur nucléaire ukrainien Energoatom a accusé les soldats de Moscou, qui occupent le site depuis début mars, de "se déchaîner et se transformer en véritables policiers et geôliers", "intensifiant la répression" des employés.

Ce n'est pas la première fois que Kiev accuse Moscou de malmener le personnel ukrainien sur le site de la plus grande centrale nucléaire d'Europe. Fin septembre, son directeur général avait été arrêté par les forces russes, avant d'être libéré quelques jours plus tard.

Les deux pays s'accusent mutuellement de bombardements

Depuis plusieurs mois, l'Ukraine et la Russie s'accusent mutuellement de bombardements autour de la centrale de Zaporijjia, située non loin de la ligne de front, faisant craindre la survenue d'un accident d'ampleur. Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, la Russie a positionné 500 soldats russes sur le site.

Les appels à démilitariser les lieux se sont multipliés par l'Agence internationale de l'énergie atomique et la communauté internationale (AIEA), sans succès jusqu'ici.

L'opposant Ilia Iachine condamné pour avoir dénoncé l'offensive en Ukraine

Un tribunal de Moscou a reconnu vendredi l'opposant Ilia Iachine coupable d'avoir diffusé de "fausses informations" sur l'armée russe, après des critiques contre l'offensive militaire en Ukraine pour lesquelles il risque une lourde peine de prison. La cour a reconnu Ilia Iachine coupable d'avoir commis le "crime" consistant à diffuser de fausses informations sur l'armée russe, a déclaré la présidente du tribunal, selon une correspondante de l'AFP sur place. 

La peine de l'opposant devait être annoncée à la fin de l'énoncé du verdict, ce qui prend parfois plusieurs heures. Le procureur avait requis neuf ans de prison.

Ilia Iachine, âgé de 39 ans et arrêté en juin, était jugé pour avoir dénoncé lors d'une intervention en direct sur YouTube "le meurtre de civils" dans la ville ukrainienne de Boutcha, près de Kiev, où l'armée russe a été accusée d'exactions, ce que nie Moscou. Son arrestation ne l'a pas empêché de continuer à critiquer les autorités de façon acerbe et à dénoncer l'intervention militaire en Ukraine.

Après le lancement de l'opération militaire en Ukraine, les autorités russes ont renforcé leur arsenal législatif pour museler les voix critiques. Plusieurs personnes ont déjà été condamnées à plusieurs années de prison après avoir été reconnues coupables d'avoir publié de "fausses informations" ou d'avoir "discrédité" l'armée.