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Guerre en Ukraine : le pape a tenté une médiation pour faire libérer 300 prisonniers

Le pape s’est personnellement impliqué pour obtenir la libération de 300 prisonniers ukrainiens. Au cours d’un entretien avec 19 jésuites envoyés en mission dans la « région russe », le 15 septembre lors de son voyage au Kazakhstan, il affirme en effet avoir intercédé en faveur d’un échange de soldats entre Russes et Ukrainiens.

« Un chef militaire chargé de l’échange de prisonniers est venu, avec le conseiller religieux du président Zelensky », explique François dans la retranscription de cette rencontre, publiée jeudi 29 septembre par la revue jésuite italienne La Civiltà Cattolica. Le pape affirme qu’il s’est ainsi vu remettre « une liste de plus de 300 prisonniers ».

Les soldats de la bataille d’Azovstal

« Ils m’ont demandé de faire quelque chose pour qu’on procède à un échange, poursuit-il. J’ai immédiatement appelé l’ambassadeur russe pour voir si quelque chose pouvait être fait, si un échange de prisonniers pouvait être accéléré. »

Selon nos informations, les prisonniers évoqués ici par François sont en réalité les soldats de la bataille d’Azovstal, qui avaient été capturés fin mai par l’armée russe dans cette très grande usine en périphérie de la ville ukrainienne de Marioupol.

Au total, 215 prisonniers ukrainiens ont été libérés dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 septembre, dont 188 « héros » de la bataille de Marioupol. De son côté, la Russie avait obtenu la libération de 55 prisonniers. Jusqu’alors, une éventuelle médiation du Saint-Siège n’était jamais apparue concernant cet échange, contrairement à celui de la Turquie, « qui a joué un rôle actif », affirme une source à La Croix.

Visite à l’ambassade de Russie au Vatican

Au cours du même entretien avec les jésuites, le pape François a également évoqué sa visite, aussi inattendue qu’inhabituelle, à l’ambassade de Russie près le Saint-Siège, le 25 février. Quelques heures après l’attaque de l’Ukraine, il avait en effet rencontré, sans cortège officiel, l’ambassadeur russe.

« J’ai dit à l’ambassadeur que j’aurais voulu parler avec le président Poutine, à condition qu’il me laisse une petite fenêtre pour dialoguer », relate le pape devant les jésuites. Un entretien qui n’aura jamais eu lieu.