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Guerre en Ukraine : Poutine reconnaît l'indépendance des régions de Zaporijjia et de Kherson

LE POINT SUR LA SITUATION - Le Figaro fait le point sur les dernières informations issues de journalistes, de déclarations ukrainiennes et russes, de sources occidentales et d'organisations internationales.

Vladimir Poutine veut finaliser l'annexion de régions ukrainiennes vendredi, le conflit en Ukraine est l'un des résultats de l'«effondrement de l'Union soviétique» selon le président russe, une quatrième fuite détectée sur les gazoducs Nord Stream... Le Figaro fait le point ce jeudi 29 septembre sur les dernières informations liées à la guerre en Ukraine.

Poutine signe des décrets d'indépendance, avant l'annexion de régions ukrainiennes vendredi

Le président russe Vladimir Poutine va formaliser vendredi à Moscou l'annexion par la Russie de quatre régions ukrainiennes, largement dénoncée par Kiev et ses alliés occidentaux, mais qu'il a menacé de défendre même avec l'arme nucléaire. Il a signé, ce jeudi soir, des décrets reconnaissant l'indépendance de Kherson et Zaporijjia, ce qui constitue une étape intermédiaire à l'annexion formelle de ces territoires, a rapporté Reuters.

Le Kremlin accueillera vendredi à 14h, heure française, une cérémonie lors de laquelle l'annexion des régions ukrainiennes de Donetsk et Lougansk (est) et Kherson et Zaporijjia (sud) sera officialisée. Vladimir Poutine prononcera à cette occasion «un discours volumineux», selon son porte-parole Dmitri Peskov. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté convoqué pour vendredi une réunion d'urgence de son Conseil de sécurité.

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Les succès militaires ukrainiens début septembre ont contraint Vladimir Poutine à organiser à la hâte des «référendums» d'annexion et à mobiliser des centaines de milliers de Russes dans l'armée, une mesure qui a conduit des foules vers un exode de Russie.

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Les annexions n'ont «pas de place dans le monde moderne», pour le chef de l'ONU

L'annexion de régions ukrainiennes par la Russie n'a «pas de place dans le monde moderne», a déclaré jeudi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres devant la presse. «Toute décision de procéder à l'annexion des régions ukrainiennes de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia n'aurait aucune valeur légale et mérite d'être condamnée», a-t-il dit. «Cela s'oppose à tout ce que la communauté internationale est supposée représenter. Cela bafoue les buts et les principes des Nations unies. C'est une dangereuse escalade. Cela n'a pas de place dans le monde moderne. Cela ne doit pas être accepté», a martelé le secrétaire général.

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Poutine : le conflit en Ukraine est l'un des résultats de l'«effondrement de l'Union soviétique»

Vladimir Poutine a assuré jeudi que l'offensive qu'il a lancée contre l'Ukraine le 24 février était l'un des résultats de l'«effondrement de l'Union soviétique», tout comme les conflits qui couvent en d'autres endroits du vaste espace d'ex-URSS. Il a assuré qu'un «ordre mondial plus juste» était en train de se former via «un processus difficile».

Nord Stream : une 4e fuite, l'Otan dénonce des sabotages «irresponsables»

Une quatrième fuite a été révélée jeudi sur les gazoducs Nord Stream en mer Baltique. Les dégâts provoqués sur ces installations stratégiques entre la Russie et l'Allemagne, sur fond de conflit en Ukraine et de tensions entre la Russie et les Occidentaux, doivent être au centre d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU vendredi à New York, réclamée mercredi par la Russie au moment où elle faisait l'objet de toutes les suspicions.

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Sans attendre, l'Otan a dénoncé jeudi des sabotages «délibérés et irresponsables», et laissé transparaître ses soupçons en faisant valoir sa volonté de se défendre contre toute attaque «hybride» utilisant le «levier de l'énergie». La Russie, qui a pointé avec insistance mercredi l'hostilité affichée des États-Unis à Nord Stream, a évoqué un «acte terroriste» supposant «l'implication» d'un État étranger, et affirmé vouloir une «enquête urgente».

La quatrième fuite, en zone suédoise, révélée par les gardes-côtes suédois, s'ajoute aux trois déjà connues dans cette partie de la Baltique, deux du côté danois et une du côté suédois, qui provoquent d'importants bouillonnements à la surface. Consécutives à des explosions suspectes lundi, ces fuites se trouvent dans les eaux internationales au large de l'île danoise de Bornholm mais dans les zones économiques exclusives respectives des deux pays scandinaves.

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Le Sénat américain adopte une nouvelle aide de 12 milliards de dollars pour l'Ukraine

Le Sénat américain a voté jeudi une nouvelle enveloppe de plus de 12 milliards de dollars pour l'Ukraine lors de l'adoption d'une rallonge au budget fédéral des Etats-Unis jusqu'en décembre. Le texte, approuvé dans l'après-midi par des sénateurs des deux camps, sera soumis au vote des élus de la Chambre des représentants avant la fin de la semaine.

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Les forces ukrainiennes s'emparent de Koupiansk, dans le nord-est

Les forces ukrainiennes ont repris le contrôle de la totalité de la ville de Koupiansk, dans le nord-est, chassant les troupes russes de leurs positions sur la rive Est de la rivière Oskil, ont constaté jeudi des journalistes de l'AFP.

Une bonne partie de ce noeud ferroviaire avait été repris aux Russes début septembre à la faveur de la contre-offensive ukrainienne dans la région de Kharkiv. Mais les troupes de Moscou tenaient encore bon de l'autre côté de la rive, prenant part à des duels d'artillerie tandis que des civils fuyait les combats en tentant de passer du côté ukrainien. Jeudi, des pompiers ukrainiens et bénévoles y ont acheminé un premier lot d'aide humanitaire en traversant un passage piéton intact reliant les deux rives de la rivière Oskil.

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Poutine demande de «corriger les erreurs» dans la mobilisation pour l'Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a demandé jeudi que soient «corrigées les erreurs» dans la mobilisation en cours en Russie pour l'offensive en Ukraine, alors que le mécontentement grandit face à la convocation souvent chaotique des appelés.

Les médias et les Russes sur les réseaux sociaux ont rapporté des cas de mobilisation de personnes âgées, d'étudiants, de malades ou d'appelés sans expérience militaire. La mobilisation a aussi déclenché des manifestations et une fuite de milliers d'hommes à l'étranger.

«Cette mobilisation suscite beaucoup d'interrogations. Il faut corriger toutes les erreurs et faire en sorte qu'elles ne se reproduisent plus», a réprimandé Vladimir Poutine lors d'une réunion par visioconférence avec son Conseil de sécurité, diffusée à la télévision russe.

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Entre Washington et Moscou, le «téléphone rouge» chauffe à nouveau

Ce n'est un «téléphone rouge» que dans les films, mais les communications de crise entre Washington et Moscou, ouvertes pendant la Guerre froide, ont repris sur fond de menaces russes de recourir à l'arme nucléaire en Ukraine. Jake Sullivan, plus haut conseiller à la sécurité du président Joe Biden, l'a confirmé.

Au journaliste qui lui demandait si le «téléphone rouge fonctionnait à nouveau», il a répondu, le 25 septembre sur la chaîne NBC: «La réponse à votre question est oui.» Avant de préciser: «Nous avons la capacité de parler directement à haut niveau (aux Russes), de leur dire clairement quel est notre message et d'entendre le leur». «Cela s'est produit fréquemment ces derniers mois, cela s'est même produit ces derniers jours», a indiqué Jake Sullivan, qui n'a pas voulu livrer de détails sur la nature exacte des canaux de communication employés, afin de «les protéger», ni sur la fréquence des échanges.

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La Finlande ferme ses frontières aux Russes avec un visa de tourisme

Confrontée à une forte hausse des entrées depuis la Russie, la Finlande va fermer à compter de jeudi soir minuit ses frontières aux citoyens russes munis de visas de tourisme européen de l'espace Schengen, a annoncé le gouvernement.

L'annonce de la mobilisation «partielle» de Moscou pour la guerre en Ukraine, qui s'est traduite par un bond des entrées dans le pays nordique depuis la Russie, «a eu un impact significatif» sur la décision, a affirmé le ministre finlandais des Affaires étrangères Pekka Haavisto. Le pays nordique s'aligne ainsi de facto sur la décision prise début septembre par la Pologne et les trois pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), les quatre autres pays de l'Union européenne frontaliers de la Russie.