Guerre Hamas - Israël : des otages libérés ? Les négociations progressent selon le Qatar Les frappes entre Israël et le Hamas se poursuivent tandis que l'ONU continue de défendre l'idée d'un cessez-le-feu humanitaire pour protéger les civils palestiniens. Le Qatar mène de son côté des négociations sur la libération des otages.

L'essentiel

  • Le Hamas retient 222 personnes en otages, des individus âgés de 9 mois à 85 ans, selon les chiffres donnés par l'armée israélienne. Seulement quatre personnes ont été libérées, deux Américaines et deux Israéliennes. Le Qatar qui joue les médiateurs avec le Hamas pour obtenir la libération des otages civils assure que les discussions progressent et espère une avancée pour "bientôt". Le pays exhorterait le mouvement islamiste à libérer les otages, notamment les femmes et les enfants, sans attendre de concessions israéliennes, selon Reuters.
  • Le sort des otages retenu par le Hamas pourrait être une raison à l'absence d'offensive terrestre de la part de l'armée israélienne dans le bande de Gaza. Alors que son porte-parole se dit prêt depuis plusieurs jours, seules des incursions ont eu lieu. Si l'offensive terrestre n'est pas encore survenue, les frappes d'Israël et du Hamas se poursuivent. Tsahal affirme avoir touché "des centaines de cibles militaires et gouvernementales du Hamas dans la bande de Gaza" ces dernières 24 heures. Si Israël communique sur les frappes, le gouvernement du Hamas communique, lui, sur le nombre de victimes de ces bombardements.
  • La guerre entre Israël et le Hamas aurait fait 5 791 morts, dont 2 360 enfants, et 16 297 blessés du côté palestinien, selon les chiffres du gouvernement du Hamas, à prendre avec précaution. En Israël, le bilan est toujours évalué à 1 400 morts.
  • "Il est important de reconnaître que les attaques terroristes horribles et sans précédent du Hamas ne se sont pas produites en dehors de tout contexte". Avec cette phrase le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est attiré les foudres d'Israël qui l'accuse de justifier l'attaque du Hamas. En réponse, l'Etat hébreu a refusé d'accorder des visas aux fonctionnaires de l'ONU et demande la démission du secrétaire général.
  • L'ONU a une nouvelle fois exigé un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" et a condamné des "violations claires du droit humanitaire" dans l'enclave de Gaza, le 24 octobre, devant le Conseil de sécurité. Inflexible, la Maison Blanche a maintenu sa position, affirmant une nouvelle fois qu'un "cessez-le-feu à ce stade ne bénéficierait qu'au Hamas".
  • Un quatrième convoi humanitaire a pu entrer dans la bande de Gaza le 24 octobre, en toute fin de soirée. Mais malgré ces réapprovisionnements d'eau, de nourritures et de médicaments, l'aide reste insuffisante selon l'ONU qui estime que l'arrivée de 100 camions d'aides par jour est nécessaire pour subvenir au besoin de tous les Gazaouis. L'ONU réclame également que l'enclave palestinienne puisse être réapprovisionnée en carburant alors que la poursuite de l'aide humanitaire et des services médicaux est menacée par le manque de carburant : "Sans carburant, l'aide ne peut être acheminée, les hôpitaux n'ont pas d'électricité et l'eau potable ne peut être purifiée ou même pompée"
  • Neuf Français sont portés disparus depuis les frappes du Hamas en Israël, a fait savoir Emmanuel Macron, le 24 octobre. Si tous sont potentiellement retenus en otages par le Hamas, pour l'heure seule la présence de la ressortissante française Mia Shem est confirmée parmi les otages. Outre les otages, 56 Français sont bloqués dans le bande de Gaza sans possibilité d'être exfiltrés selon le consulat français à Jérusalem. Enfin, 30 ressortissants ont été tués depuis le début de la guerre.
  • Après s'être rendu en Israël et en Cisjordanie le mardi 24 octobre, Emmanuel Macron rencontre le roi de Jordanie et le président égyptien ce mercredi 25 octobre. Le chef de l'Etat français a affirmé le soutien à Israël dans la lutte contre le Hamas mais a aussi appelé à une lutte conforme au droit humanitaire qui "ne [prend] pas pour cibles les civils" et à "protéger les civils partout et en tout lieu". En guise de solution il a proposé une coopération internationale pour lutter conter le terrorisme et a invité à la relance du processus de paix entre Israël et le peuple palestinien avec la solution à deux Etats.

Les images du conflit

Contexte

La guerre entre Israël et le Hamas a commencé le 7 octobre 2023 avec une frappe surprise et massive lancée par le groupe islamiste palestinien Hamas sur l'Etat hébreu. De nombreux combattants ont menés des incursions près de la frontière de la bande de Gaza tandis que des frappes aériennes été lancées. Ces attaques à caractère terroriste ont donné lieu à des scènes d'horreur et des massacres dans plusieurs kibboutz juifs d'Israël.

Israël a ordonné la riposte dans les heures qui ont suivi les l'attaque avant d'imposé le siège de Gaza le lundi 9 octobre. Le même journée l'armée israélienne a annoncé avoir repris le contrôle de la frontière avec la bande de Gaza. Depuis elle semble préparer une attaque terrestre sur le territoire palestinien.