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Holy Games : « Quand je cours, je prie en récitant le chapelet »

« Je m’étais inscrite pour les 7 km de la course la Parisienne depuis quelques mois, quand le diocèse m’a proposé de courir sous les couleurs des Holy Games. Cette initiative dans laquelle je suis engagée vise à associer l’Église catholique aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

En participant à une course dimanche 10 septembre, le lendemain de la consécration de la chapelle des sportifs à l’église de la Madeleine, je trouvais qu’il y avait un joli lien avec Marie-Madeleine, qui court annoncer la résurrection.

« Donner une dimension spirituelle à ma pratique »

Ce week-end, nous serons une vingtaine d’inscrites à marcher ou courir avec les tee-shirts bleus ou jaunes des Holy Games. La moitié est membre de l’association « Aux captifs, la libération », qui aide les femmes à sortir de la prostitution. Les autres sont des paroissiennes parisiennes.

Même si nous ne serons pas toutes dans les mêmes épreuves ni les mêmes sas de départ, cet événement nous permettra de nous rencontrer, et de former une équipe d’entraînement pour celles qui souhaitent continuer. Je viens pour le plaisir et ne serai pas en quête de performance cette fois-ci. J’apprécie le fait que le parcours longe des sites olympiques, sur les bords de Seine.

Rejoindre Holy Games m’a permis de donner une dimension spirituelle à ma pratique. Je ne faisais pas grand-chose en paroisse avant, mais cette approche me correspond totalement. Pour moi, sport et foi sont liés. Quand je cours, je prie en récitant le chapelet et les dizaines. Cette discipline me permet aussi d’offrir un souffle aux personnes malades, comme le faisait sainte Thérèse en marchant.

« Dans le sport, tout le monde a sa place »

Avec Holy Games, l’Église catholique montre qu’elle a toute sa place dans l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris. Je trouve cela super que la conférence des évêques de France s’intéresse au sport. Ainsi, l’Église vit avec son temps, et s’intéresse à ce qui constitue la vie des gens, dont beaucoup pratiquent une activité physique.

Elle rappelle aussi que la religion catholique est vraiment une religion de l’incarnation. Saint Paul emploie souvent un langage sportif, et l’activité physique permet de se mettre dans les pas de certains saints, comme ceux du pape Jean-Paul II, qui était très sportif.

J’ajouterais que dans le sport, tout le monde a sa place, valides comme handicapés. De la même manière, l’Église ne met jamais de côté une personne malade ou handicapée. J’étais bénévole aux Mondiaux de para-athlétisme de Paris en juillet, et je me suis rendu compte qu’on aimait tous la même chose. On ne voit pas le handicap des athlètes, mais juste la performance sportive. Le sport a une forte dimension fraternelle : en short on ne voit pas la différence entre un PDG et un chômeur. »