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Hôpital de Carhaix : près de 1 000 manifestants à Quimper contre la fermeture des urgences de nuit

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A Quimper ce samedi après-midi. (Images « Ouest-France »)

« Le constat on le connaît, les gens ne peuvent pas se soigner », dénoncent les manifestants. La préfecture promet un « retour à la normale le plus vite possible ».

Par L'Obs avec AFP

· Publié le 30 septembre 2023 à 17h46

Temps de lecture 1 min

Entre 750 et un millier de personnes ont manifesté ce samedi 30 septembre à Quimper contre l’accès régulé pendant la nuit aux urgences de l’hôpital de Carhaix, des élus réclamant au préfet un retour à la normale. L’objectif de cette manifestation était d’obtenir une modification du fonctionnement nocturne des urgences de Carhaix, commune de 7 300 habitants du centre-Bretagne située à environ une heure de route du CHU de Brest.

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Depuis cet été, le service des urgences fonctionne avec une régulation en soirée et pendant la nuit, entre 18h30 et 8h du matin, passant par un appel préalable des patients au 15. Seize élus, dont le maire de Carhaix Christian Troadec (DVG) ont été reçus par le préfet du Finistère, Alain Espinasse. Ces élus ont voulu « rappeler l’engagement que l’Etat avait pris au mois d’août de faire en sorte qu’on retrouve un système normal », a-t-il déclaré à l’AFP. « Nous sommes très déçus », faute d’une date pour un retour à la normale, a indiqué Christian Troadec.

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« Le constat on le connait, les gens ne peuvent pas se soigner, ce que l’on veut, ceux sont des solutions », a renchéri Matthieu Guillemot, du comité de vigilance Urgences Carhaix, joint par l’AFP.

Vers un « retour à la normale »

« On ne considère pas cette situation comme normale », a assuré le préfet Alain Espinasse lors d’un point-presse. Il a expliqué que la régulation des urgences de Carhaix la nuit s’explique par le manque d’un médecin urgentiste. « On s’emploie à trouver un médecin », a-t-il poursuivi, afin de revenir à « un retour à la normale le plus vite possible », mais sans pouvoir s’engager sur une date précise.

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« Réguler un service d’urgence ne veut pas dire fermeture des urgences », expliquaient le CHU de Brest et l’Agence régionale de santé (ARS) dans un communiqué commun publié jeudi.

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Mi-septembre, des manifestants avaient occupé pendant quelques heures les locaux de la délégation départementale de l’Agence régionale de santé (ARS) avec les mêmes revendications.