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En pleine Coupe du monde, les petits joueurs rêvent d'être des grands.
En pleine Coupe du monde, les petits joueurs rêvent d'être des grands.
En pleine Coupe du monde, les petits joueurs rêvent d'être des grands. Florence Mahon de Monaghan.

ENQUÊTE - Entraîneurs pris à partie, pression excessive, rêves démesurés... Certains parents menacent la notion de plaisir pour leur progéniture sur les terrains.

Il fait 3 degrés. Le gazon est synthétique, ce n’est pas l’élégant paspalum vaginatum - une herbe résistante aux températures élevées - des terrains du Qatar. Les joueurs mesurent 1m15. Rien ne porte à croire qu'on regarde un match de la Coupe du monde. Pourtant un Kylian Mbappé trottine derrière la balle. Un deuxième surgit. Puis un troisième… Ce mercredi, c’est jour d’entraînement pour le club de football de l'AS Bondy. Dans cette ville de Seine-Saint-Denis, le flocage « Mbappé », que l'on voit partout sur les maillots, a une portée particulière : l’attaquant de l’équipe de France a grandi dans cet immeuble blanc, là à cinquante mètres du stade Léo Lagrange. De ses six à ses dix-huit ans, le prodige a enchaîné les passes, les virgules, les petits ponts sous les yeux de ses parents Wilfrid et Fayza, vigilants supporters de sa carrière sportive.

Ce destin pourrait être celui d'Aylan, pense Ilyes, un restaurateur de 37 ans en regardant son fils de 6 ans remuer sur le terrain vêtu…

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Le Figaro

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«Ils pensent tous que leur enfant est le futur Mbappé» : comment les ambitions des parents pervertissent le football amateur

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