France

Jean-Pierre Robin: «Macron n’a plus assez de musique en lui pour faire danser les Français»

CHRONIQUE - Cette fois l’économie n’est pas responsable de la décote du président.

La première année du quinquennat fut économiquement flamboyante pour le plus jeune président de la V e République.
La première année du quinquennat fut économiquement flamboyante pour le plus jeune président de la V
e République.
ANDREAS GEBERT/REUTERS

Rien de nouveau sous le soleil: une cote d’amour qui s’effondre est devenue la règle et non pas l’exception pour un président de la Ve République. Moins d’un Français sur quatre accorde aujourd’hui sa confiance à Emmanuel Macron (24 % selon le baromètre Kantar-Sofres de février 2020 pour le Figaro Magazine). À la même époque, au 32e mois de son mandat, Nicolas Sarkozy était tombé à 30 % et François Hollande à 23 % (après un plus bas de 15 % à l’automne 2014). Des scores, faut-il le rappeler, très inférieurs à ceux de François Mitterrand (47 %) et de Jacques Chirac (44 %) jaugés à ce stade de leur premier mandat (alors un septennat).

Par rapport à ses prédécesseurs à l’Élysée, Emmanuel Macron se distingue pourtant à deux égards. Tout d’abord il est le seul qui ait affiché au départ une cote de confiance inférieure à son score dans les urnes: élu en mai 2017 avec 66 % des suffrages exprimés (contre Marine Le Pen), le premier baromètre Kantar-Sofres réalisé en juin 2017 le crédite d’un niveau

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