Fille d’Ernest-Antoine Seillière et belle-sœur de Françoise de Panafieu, cette ex-infirmière et directrice de crèche est en position éligible sur la liste de La République en marche dans le 16e arrondissement, à Paris.

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Joséphine Missoffe, à Paris, le 4 décembre. ELISE TOÏDÉ POUR « M LE MAGAZINE DU MONDE »

Et revoici les Wendel dans l’arène publique ! A 46 ans, Joséphine Missoffe a décidé de tenter sa chance en politique. La fille d’Ernest-Antoine Seillière est la dernière représentante de la fameuse dynastie de maîtres des forges à se lancer. A sa façon, à la fois discrète, rigolarde et déterminée.

Depuis la fin octobre, elle mène campagne pour entrer à la Mairie de Paris en mars 2020. Pas en tant que maire, comme sa belle-sœur Françoise de Panafieu l’avait tenté en 2008. En position éligible sur la liste de La République en marche (LRM) dans le 16arrondissement, elle brigue un simple siège de conseillère municipale. Voire d’adjointe à la petite enfance, sa spécialité. « Je suis de droite, et je n’ai pas envie qu’Hidalgo reste maire six ans de plus, alors qu’elle divise les citoyens », lâche-t-elle en prenant un café dans un bar non loin de l’Etoile.

« Blinde-toi, car on prend des coups. Mais, si tu as la foi, vas-y ! » Françoise de Panafieu

Ces jours-ci, voici donc la quadra qui fait son apprentissage politique, enchaînant visite de l’Hôtel de ville, distributions de tracts et réunions publiques. A la Muette, son quartier, elle est allée dans la rue proposer un peu d’assistance aux Parisiens en galère à cause de la grève, et glisser au passage le nom de Benjamin Griveaux, la tête de liste LRM pour les municipales.

« Elle est très bonne camarade et elle a un réseau étoffé », apprécie une autre candidate macroniste. « Son nom parle à une partie de la droite parisienne, c’est bien », ajoute un responsable du parti. En tout cas, sa famille applaudit. « Mes parents sont hyperfiers que je m’engage », raconte Joséphine Missoffe. Françoise de Panafieu lui a donné des conseils : « Blinde-toi, car on prend des coups. Mais, si tu as la foi, vas-y ! »

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Quand Benjamin Griveaux a dévoilé son nom, fin octobre, parmi les premiers candidats choisis pour faire campagne à ses côtés et « défendre les classes moyennes qui se battent pour pouvoir rester vivre à Paris », certains se sont étranglés. Lorsque le candidat officiel de LRM a ajouté que, « de la restauratrice à l’infirmière, en passant par le pharmacien et l’écrivain », ces « ambassadeurs » incarnaient « la diversité des parcours », les mêmes ont éclaté de rire.

Acte d’émancipation

L’infirmière Joséphine Missoffe, héroïne des classes moyennes, symbole de la diversité, vraiment ? Elle a certes été infirmière. Pour le reste… Joséphine Seillière est la deuxième fille du baron Ernest-Antoine Seillière de Laborde, ex-président de Wendel et ancien « patron des patrons ». En 1997, elle a épousé un de ses cousins éloignés, Alain Missoffe.

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