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Après trois ans de procédure prud'homale, 20 anciens salariés d'O'Tacos de Pigalle sont quasiment au bout du tunnel. En janvier, la justice a déclaré l'ancien patron coupable de non-paiement et de travail d'infiltration. Depuis lors, le salarié attend le paiement de son salaire et le paiement de dommages-intérêts par l'Association pour l'administration de l'AGS. Pendant ce temps, l'ancienne franchise SAS Maison de Pigalle a été mise en liquidation judiciaire depuis juin avec une dette d'environ 500 000 €.

M. Hichem Aktouche, secrétaire du syndicat Solidiers Commerce Services d'Ile-de-France, s'est réjoui du verdict.7}, précise-t-il. C'est lui qui a mené une partie du mouvement de grève initié par les salariés de ce restaurant franchisé le 18 février 2018. La marque O'Tacos a réagi rapidement, contribuant même financièrement à des poursuites judiciaires lancées par le syndicat et les salariés. En janvier, l'homme à tout faire d'Otacos de Pigalle, Anise Aktaci, a contacté Haikem, qui était aussi un cousin, pour l'avertir de ses conditions de travail, qu'il jugeait déplorables. Pour le jeune homme de 22 ans qui vivait encore chez ses parents, il s'agissait de son premier contact avec le monde des affaires.

Anis dit qu'elle a rencontré son ancien patron de restaurant, Meroine B., par l'intermédiaire de parents. A l'époque, il ouvrait sa première franchise de marque à Montreuil. "C'est comme ça que je suis venu travailler avec lui. Le problème, c'est que quand j'ai dû passer une première formation en cuisine, j'ai été embauché tout de suite. J'ai un peu repoussé car je trouvais que ça manquait de sérieux. Aussi, Je n'ai pas été payé pendant les heures de formation. Mais j'avais besoin d'argent alors j'ai continué. Quand je l'ai payé en liquide, Anise ne l'avait pas encore gardé à ce moment-là. "Je ne savais pas le monde du travail, donc ce n'était pas très courant que je sois payé en espèces ou par virement bancaire. » Ça n'avait aucun sens, je ne pensais même pas aux cotisations, etc. que le jour où je quitterais le restaurant, je serais au chômage.

"'J'étais le patron, pas le patron.'"

Aussitôt, il fut envoyé à Pigalle. Là, on lui propose de devenir manager car son patron apprécie ses compétences. Le jeune homme décide alors de négocier un tarif horaire de 9,50 € au lieu de 7,50 €. Mais de l'autre côté de la médaille, en intensifiant, Anise se retrouve également à faire le travail de son employeur : commander des courses, planifier, recevoir des livraisons, , et plus encore. ``J'étais le patron, pas le patron. Mais pour moi, c'était hors de question, c'était injuste envers eux, d'autant plus qu'à l'époque il a commencé à payer en deux mois au lieu d'une semaine... nous n'avions pas non plus de congés payés. J'étais appelé à ces moments-là pour gérer mon emploi du temps. Ce n'était plus possible.

D'après d'anciens employeurs

n'hésitait pas non plus à proférer des menaces ou des coups, mais la hiérarchie fonctionnait sur un mode de chantage émotionnel. Nous allions de temps en temps au restaurant avec lui. Malgré de tout, c'est dégueulasse chez tous les employés d'O'Tacos Pigalle.

Aujourd'hui, Blanche, titulaire d'un master dans les métiers du livre et de l'édition tout en faisant du baby-sitting, s'est rendu compte avec le recul que son entretien d'embauche n'était pas vraiment un entretien, mais qu'il comportait plusieurs entretiens. Casting pour voir si elle plairait aux clients masculins. Bien sûr, vous n'êtes pas payé, et comme tout le monde, votre salaire mensuel fluctue en fonction de l'humeur de votre patron. Un jour, il m'a donné 400 €  en espèces, mais un autre jour, il m'a donné 300 €. En plus, le vendredi soir, il n'a pas pris la peine de me laisser finir à 5h du matin alors que je devais être là à 22h72 le lendemain pour une livraison. Ceci est illégal selon le droit du travail, car il est interdit aux mineurs de travailler plus de cinq heures supplémentaires. Blanche a besoin de l'argent, alors elle l'encaisse :"En raison de ma situation familiale, je n'ai pas pu quitter le restaurant. Bien sûr, notre patron a profité de cette faiblesse, c'est pourquoi il nous a permis de l'abuser ainsi que d'autres employés qui travaillaient au noir."

Une atmosphère de violence et de sexisme bat également son plein à l'intérieur du restaurant."Il m'a attrapé plusieurs fois par le cou, alors j'ai Je rééduque encore ma colonne cervicale aujourd'hui."Une jeune femme a caractérisé l'événement de ``Chez O'Tacos Pigalle, le rapport de force dominant était dominant sur les hommes et même sur les femmes. , quand ils l'ont accusé à plusieurs reprises, lui et ses avocats, de mentir, j'ai dû faire deux fois plus d'efforts que les autres pour parler Il déplore que ces violences physiques et psychologiques n'aient pas été retenues par la justice. procédure très longue et difficile... nous voulons tous passer à autre chose.

Abdus Samad, originaire du Bangladesh, a également des souvenirs amers de son passage à Otacos Pigalle : comme la plupart des cuisiniers de restaurant, il avait besoin d'un salaire à temps. "Je vis avec ma femme et mes deux enfants, et à l'époque la seule chose qu'ils pouvaient acheter était du pain, qui était notre besoin de base." Je travaille toujours dans un fast-food aujourd'hui.Mais je ferais plus attention.Avant J'ai commencé, je me suis assuré de signer un contrat de travail légal avec l'aide de mon syndicat, entre autres. Je dois prendre soin de ma famille."

Dans Dans le cas d'Hichem Aktouche, cette phrase réveillera la victime.Fait : C'est un système que vous n'êtes pas obligé de suivre, et vous pouvez gagner en faisant confiance à la loi. » Aujourd'hui, les anciens salariés d'O'Tacos sont en contact avec des délégués syndicaux qui ont un groupe WhatsApp. "Il surveille nos formalités liées aux contrats de travail", explique Blanche en souriant. Nous sommes mieux préparés à faire face aux abus. Nous savons maintenant ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas. C'est grâce à notre unité et à notre courage, mais aussi grâce à la justice qui nous permet d'entendre la voix des petits enfants. »