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L’extrême droite pousse la Fnac à retirer un jeu antifasciste de ses rayons

La Fnac a décidé de retirer le jeu « Antifa » après qu’il a suscité la polémique sur Twitter, notamment parmi les politiques d’extrême droite, rapporte BFM.

Par LePoint.fr
La Fnac a retire le jeu antifasciste de son site apres une vive polemique sur les reseaux sociaux.
La Fnac a retiré le jeu antifasciste de son site après une vive polémique sur les réseaux sociaux. © PHILIPPE HUGUEN / AFP

Temps de lecture : 2 min

La Fnac a cédé. Dimanche 27 novembre au soir, l'entreprise a retiré de son catalogue un jeu de société antifasciste, intitulé Antifa, dans lequel les joueurs incarnent des militants politiques devant réagir à des situations telles que « des fachos déclenchent une bagarre dans un bar » avec des cartes « action offensive », « tractage » ou encore « manifestation ». Samedi, le Syndicat de commissaires de la police nationale (SCPN) et des personnalités politiques d'extrême droite, dont Grégoire de Fournas et Victor Catteau, ont dénoncé la commercialisation de ce jeu, mentionnant la Fnac, sur les réseaux sociaux. Et, 24 heures après, le jeu n'était plus disponible sur le site, rapporte BFM.

« Ce jeu est en vente à la Fnac. @Fnac, un commentaire pour ainsi mettre en avant les antifas qui cassent, incendient et agressent dans les manifestations ? » avait écrit le SCPN sur Twitter samedi. Un message suivi, donc, de réactions de l'extrême politique. « Vous n'avez pas honte ? » avait ainsi interpellé Grégoire de Fournas.

La Fnac a répondu dès le lendemain : « Nous comprenons que la commercialisation de ce jeu ait pu heurter certains de nos publics. Nous faisons le nécessaire pour qu'il ne soit plus disponible dans les prochaines heures. »

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Une décision qui fait débat

La suppression du jeu antifasciste a autant fait réagir les réseaux sociaux que sa commercialisation. Des organisations de gauche et d'extrême gauche et d'autres internautes ont dénoncé le fait que la Fnac cède sous la pression de l'extrême droite mais continue de vendre des ouvrages dénoncés comme racistes ou incitant à la haine. Le livre Mein kampf d'Adolf Hitler, aux éditions Ethos, a notamment été cité dans les ouvrages posant problème.

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