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L’ONU définit un nouveau cadre mondial sur la gestion des produits chimiques

Une nouvelle feuille de route pour la gestion des produits chimiques dans le monde a été adoptée à l’issue d’une conférence internationale regroupant gouvernements et entreprises, que l’ONU a pressés samedi d’aller « encore au-delà de ce qui a été convenu ».

La 5e conférence internationale sur la gestion des produits chimiques (ICCM5), organisée sous l’égide de l’ONU, vient de se tenir à Bonn cette semaine.

Cette réunion des représentants gouvernementaux, mais aussi des entreprises ou des ONG, a débouché sur un nouveau « cadre mondial sur les produits chimiques ».

« Sortie d’ici 2035 des pesticides hautement dangereux dans l’agriculture »

« Fondé sur 28 objectifs, le cadre expose une feuille de route pour les pays ainsi que les parties prenantes afin d’aborder de manière collaborative le cycle de vie des produits chimiques, y compris la production et les déchets », se félicite l’ONU-Environnement (PNUE) dans un communiqué.

« Le cadre nouvellement adopté appelle à la prévention du commerce illégal et du trafic de produits chimiques et des déchets, à la mise en œuvre de cadres légaux nationaux et à la sortie d’ici 2035 des pesticides hautement dangereux dans l’agriculture », détaille le PNUE.

Il prône également une transition vers des alternatives chimiques plus sûres et durables, une gestion responsable des produits chimiques dans plusieurs secteurs (industrie, agriculture, santé…) et l’amélioration de la transparence et de l’accès aux données concernant ces produits et leurs risques associés.

La France salue ce nouveau cadre

« J’en appelle aux gouvernements, à l’industrie chimique et à tous ceux impliqués à aller encore au-delà de ce qui a été convenu pour protéger les personnes et la planète », a pressé Inger Andersen, la directrice exécutive du PNUE.

« Une mise en œuvre tardive ou partielle reviendrait nous hanter sous la forme de plus de morts, de plus d’agressions contre la nature et de pertes économiques », a-t-elle mis en garde, citée dans le communiqué.

La France a de son côté salué samedi un nouveau cadre « qui permettra de progresser vers une planète exempte de dommages causés par les produits chimiques et les déchets pour un avenir sûr, sain et durable ».

« Cet Accord de Bonn vient compléter, aux côtés de l’Accord de Paris (sur le climat) et l’Accord de Kunming-Montréal (sur la biodiversité), les engagements pris par la communauté internationale pour mettre fin à la triple crise planétaire du dérèglement climatique, de la perte de biodiversité et des pollutions », a souligné le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, dans un communiqué.