France

La Ciotat : Thales voudrait dégraisser l'ancien site de Gémalto, moins d'un an après son rachat

Les salariés s'étaient fortement mobilisés contre le plan social de Gémalto en 2018. Les salariés s'étaient fortement mobilisés contre le plan social de Gémalto en 2018. PHOTO S.F.

La direction de Thales a annoncé ce mardi, "en commission centrale anticipation, son intention de supprimer 220 postes dans sa filiale Thales DIS France" indique le syndicat CFE-CGC de Thales, ces suppressions interviendraient sur trois sites dont celui de La Ciotat. L'ancien centre de recherche et développement de Gémalto avait déjà fait l'objet d'un plan social drastique durant l'hiver 2018-2019. 130 départs sur les 900 salariés étaient initialement annoncés, avant le rachat de l'entreprise par Thales, conclut en avril 2019. 

Les 220 postes visés sont tous liés à l'activité Mobile Connectivity Solutions (MCS), présentée comme "en difficulté à cause d'une décroissance plus rapide que prévue du marché de la carte SIM", stipule le syndicat. Les suppressions toucheraient le site industriel de Pont-Audemer (150 postes sur 330 postes), et les sites R&D de La Ciotat et de Sophia-Antipolis (47 suppressions sur 600 et 23 sur 85 salariés actuellement employés). "La décision finale ne sera prise qu'après une cartographie complète des métiers de la filiale en France et suite à une expertise de plusieurs mois". La CFE-CGC "s'étonne d'une communication fluctuante sur le prévisionnel de la part des dirigeants..." En octobre 2019, les indicateurs étaient selon eux "au vert" pour Thales DIS. Même si aucun licenciement sec n'est prévu, la CFE-CGC s'attachera à minimiser l'impact sur les salariés", annonce le syndicat. 

S.F.