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“La dernière provocation” de Moscou n’intimide pas Joe Biden

Vendredi, Vladimir Poutine a donc déclaré l’annexion de quatre régions ukrainiennes. Pour Moscou, “toute tentative de reprendre ces territoires sera interprétée comme une attaque contre la fédération de Russie elle-même”, note le Times. Or, dans un discours lors d’une cérémonie dans la capitale russe, le président a suggéré qu’il pourrait recourir à l’arme nucléaire en cas de menace. Le quotidien craint donc une “nouvelle phase dangereuse de la guerre”.

“Il ne va pas nous effrayer ou nous intimider”, a rétorqué Joe Biden. Le président américain a prévenu son homologue que les États-Unis défendraient “chaque pouce” des territoires de l’Otan. Dans un communiqué, le président américain définit ces annexions, dans la foulée de référendums controversés, comme “une tentative frauduleuse” et reproche à la Russie de “violer le droit international, de piétiner la charte des Nations unies et de montrer son mépris des nations pacifiques partout dans le monde”.

Face à ce que Politico décrit comme “la dernière escalade et la dernière provocation en date” du leader russe, les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions, “sur des individus et des entités à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de la Russe, qui fournissent un soutien politique ou économique à la tentative d’annexion”, précise le site. 278 législateurs et 14 proches de Vladimir Poutine ont été ciblés, indique USA Today.

Vendredi, le conseil de sécurité des Nations unies s’est prononcé sur une résolution condamnant l’initiative de Moscou. Elle évoquait “l’organisation de référendums illégaux dans des régions situées dans les frontières reconnues de l’Ukraine” et par conséquent “sans validité”. Le texte appelait également la Russe à retirer “immédiatement, complètement et sans condition toutes ses troupes du territoire ukrainien”.

“Les diatribes au Kremlin”

La Russie y a, sans surprise, opposé son véto. Mais c’est le seul pays à avoir voté non. Dix nations ont soutenu la résolution. La Chine, l’Inde, le Gabon et le Brésil se sont abstenus, rapporte CNN.

Le New York Times constate que “même parmi les alliés traditionnels de la Russie, aucun pays n’a pris les devants pour reconnaître l’annexion”. Une ouverture, peut-être, pour Washington. “La Russie étant déjà confrontée à des sanctions massives de l’Occident, de nouvelles mesures pourraient avoir moins d’effet que les efforts de l’administration d’isoler Moscou globalement avec un nouvel appel aux nations qui n’ont pas choisi clairement un camp dans le conflit”, analyse le quotidien.

Jusqu’ici, les États-Unis ont peiné à élargir le cercle de soutien à l’Ukraine mais “cela pourrait changer si M. Poutine décide de faire des menaces nucléaires plus explicites”, estime le Times.

Dans un éditorial, le Washington Post invite au calme face aux avertissements de l’homme fort de Moscou. “C’est effrayant oui, mais une réponse appropriée commence par se souvenir que les faits sur le terrain comptent plus que les diatribes au Kremlin”, souligne le journal. Or, sur le front, l’armée russe souffre face à son ennemi et la jeunesse russe n’a pas montré d’enthousiasme démesuré au moment de la conscription. Les États-Unis doivent donc continuer à soutenir militairement et financièrement l’Ukraine pour affaiblir la Russie, plaide l’éditorial du Post.