France

Le 14 juillet, une fête nationale sous haute surveillance

Un 14 juillet pas comme les autres, mais des enjeux de sécurité toujours aussi présents. Pour ce responsable policier, l’édition 2020 de la fête nationale est placée «sous le signe de la vigilance dans un contexte particulièrement tendu». Plus de 30.000 policiers (dont quelque 2500 à Paris, comme l’an dernier) ont été mobilisés pour la seule soirée du 13 juillet. Et leur tâche n’a pas été facilitée par les événements festifs organisés (bals, concerts en plein air) malgré l’épidémie.

À Paris, le feu d’artifice et le concert traditionnels sans public a lieu avec une large zone d’exclusion et des fermetures de stations de métro. «En l’absence de rassemblements déclarés, les événements improvisés, note un spécialiste, comme les apéros géants, sont très difficiles à contrôler. Il est souvent même impossible d’identifier un responsable pouvant devenir un interlocuteur en cas de tensions.»

Trois risques à considérer

Dès la fin de l’après-midi, lundi, le centre opérationnel de la police est entré en fonction Place Beauvau. Coordonné par la direction générale de la police nationale et réunissant aussi des représentants de la gendarmerie, de la Préfecture de police et des sapeurs-pompiers, il permet, grâce aux messages radio et aux vidéos, de suivre en temps réel les événements survenant en France. Pour l’Intérieur, trois risques planent sur ce 14 Juillet. Le risque terroriste, d’abord, toujours présent, avec un dialogue en amont entre forces de l’ordre et élus locaux pour la définition de zones «sanctuarisées» et une mise en alerte des équipes d’intervention en cas de drame.

Grâce au système mis en place, l’armée assure pouvoir détecter un objet de 20 cm à plusieurs kilomètres de distance.

Pour la protection du défilé, l’armée de l’air a déployé ses moyens de surveillance anti-drone au sommet de l’Arc de triomphe. La menace est sérieuse, à la portée d’un grand nombre d’acteurs, et potentiellement difficile à détecter dans un milieu urbain aussi dense que Paris. Grâce au système mis en place, l’armée assure pouvoir détecter un objet de 20 cm à plusieurs kilomètres de distance. Expert de la lutte anti-drone, le lieutenant-colonel Zlatko demeure discret sur les moyens d’interception à la disposition des militaires. «En le détectant à distance, nous pouvons identifier l’objet, déterminer s’il est hostile ou non et localiser le télépilote», dit-il en ajoutant que l’armée disposait de «moyens coercitifs» pour neutraliser un objet menaçant…

Second enjeu, celui de l’ordre public avec les efforts des «gilets jaunes» les plus déterminés, qui, selon un policier, «même s’ils ne représentent que quelques centaines de personnes, tentent de se greffer sur d’autres causes». Sera ainsi observé le défilé des «Citoyens en colère», prévu dès 9 heures sur les Champs-Élysées, «contre ce système, ce gouvernement et Macron». D’autres défilés sont attendus à Perpignan, Lyon ou encore Toulouse. Troisième et dernier risque, enfin, celui des violences urbaines, avec une attention portée aux quartiers difficiles des grandes banlieues, mais aussi à des villes petites ou moyennes comme Flers ou Alençon (Orne), Angers ou encore Le Pouzin (Ardèche)…

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