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Le « coup de semonce » des médecins libéraux pour « sauver » la profession

Le « coup de semonce » des médecins libéraux pour « sauver » la profession

Photo AFP

publié le 1 décembre 2022 à 21h46.

« Un coup de semonce », voire le combat de « la dernière chance pour sauver la médecine de terrain » : des milliers de médecins et biologistes libéraux ont fermé cabinets et laboratoires jeudi et vendredi, les uns pour réclamer des hausses de tarifs, les autres pour s’élever contre une ponction de leurs bénéfices.

Ce « mouvement historique » a été initié par le jeune collectif « Médecins pour demain », qui a rassemblé en quelques semaines près de 15.000 membres sur Facebook, symptôme d’une colère qui se répand parmi les 110.000 praticiens libéraux en exercice. Avec pour revendication le doublement du tarif de la consultation (de 25 à 50 euros), ce groupe a rallié les syndicats à sa cause. Ceux-ci y voient un moyen de peser dans la négociation ouverte avec l'Assurance maladie en vue d’un nouvel accord pour les cinq prochaines années.

La pression passe aussi par la rue, avec des rassemblements organisés dans les grandes villes. À Toulouse comme à Rennes, 200 personnes se sont retrouvées jeudi. À Nantes, ils étaient 450, tandis qu’en Corse un tiers des 300 médecins libéraux de l’île s’étaient déclarés grévistes.

Dans la foule, la présidente du syndicat FMF, Corinne Le Sauder, affirme même que « donner des moyens à la médecine libérale, c’est aussi sauver l’hôpital », qui réclame également des moyens.

« Cinquante euros, ça peut paraître complètement fou, mais c’est un point sur l’horizon pour s’approcher de la moyenne européenne » du tarif de consultation, autour de 45 euros, fait valoir Jérôme Marty, du syndicat UFML, avançant « 75 % à 80 % » de cabinets fermés, quand le collectif Médecins pour demain en recense « plus de 10.000 ».

Des chiffres à « prendre avec du recul », relativise Thomas Fatôme, qui attend les données de remboursement « en tout début de semaine prochaine » pour « mesurer la réalité du mouvement ». Le patron de l'Assurance maladie indique cependant « prendre avec sérieux » les attentes des médecins, tant « sur leurs conditions de travail » qu’en termes de rémunérations.