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Les Bleus premiers qualifiés en huitième de finale

Toujours, si possible, conserver les bonnes habitudes. Pour la troisième fois consécutive, Didier Deschamps peut se satisfaire d’une qualification en huitième de finale du Mondial après les deux premiers matchs de la compétition. Ses Bleus ont fait le travail samedi 26 novembre en battant le Danemark (2-1), imitant leurs aînés de 2014 et 2018.

Ils avaient été étincelants en 2014 au Brésil, passant 3-0 au Honduras, et éreintant les Suisses 5-2. L’aventure s’était terminée en quart de finale contre l’Allemagne (1-0). Ils avaient assuré l’essentiel en 2018 en Russie, avec un laborieux 2-1 face à l’Australie et un minimal 1-0 contre le Pérou. Et l’histoire s’était finie sur le toit du monde. Quelle suite peut raconter la double évolution des Bleus du Qatar, convaincants face à l’Australie (4-1), mais sereins par intermittence face aux Scandinaves ?

Des satisfactions en défense et au milieu de terrain

Il n’est pas impossible que les Bleus se soient en tout cas trouvé une équipe type. Les nouveaux entrants par rapport à l’entame, Raphaël Varane de retour de blessure et Jules Koundé suppléant les failles défensives de Benjamin Pavard, ont levé les doutes sur la forme de l’un et le placement de l’autre. Raphaël Varane surtout est parfaitement entré dans la compétition, et c’est un réconfort tant les Bleus ont perdu jusque-là nombre de soldats lâchés par leur physique.

Pendant toute la première mi-temps, cette formation s’est en tout cas révélée en place, bien dans ses certitudes pourtant fragiles. Plutôt dominateurs, les Bleus ont multiplié les occasions, sans pourtant jamais trouver le chemin des filets. Mais après 45 minutes, ils semblaient bel et bien dominer leur sujet, avec une vraie satisfaction du côté d’Ousmane Dembélé, virevoltant sur son aile droite sans pour autant délaisser ses replis défensifs, et d’Antoine Griezmann, au four et au moulin comme il sait souvent le faire, mais moins en vue ces derniers temps.

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Un groupe très solidaire

Au sentiment général d’une force tranquille, ne manquait finalement que la validation du score, obstinément bloqué à 0-0. Le bémol pouvait aussi venir de Kylian Mbappé, un ton en dessous par rapport à la partition globale. Sauf qu’un Kylian qui dort peut toujours se réveiller. C’est le propre des joueurs géants. La deuxième mi-temps sera donc celle de son doublé, dont un spectaculaire deuxième but de la cuisse sur un modèle de centre d’Antoine Griezmann. Entre ces deux buts, les Bleus flottèrent cependant un peu, en tout cas suffisamment pour laisser le caractère des Danois s’exprimer, les Scandinaves s’offrant le luxe de revenir au score sur leur premier tir – un coup de tête – cadré.

Cette deuxième mi-temps, moins maîtrisée, limite un tantinet l’enthousiasme. Mais si les Bleus entretenaient nombre d’interrogations sur le milieu de terrain, privé de Paul Pogba et N’Golo Kanté, les deux prestations réalisées par la triplette Antoine Griezmann, Adrien Rabiot et Aurélien Tchouameni, les deux derniers découvrant le Mondial pour la première fois, donnent plutôt satisfaction.

L’équipe, surtout, affiche une belle unité et un entrain communicatif. Soudée, peut-être, par ses malheurs (les défections), et trouvant cet équilibre cherché en vain lors du dernier Euro. C’est un curieux paradoxe. Les absents ont toujours tort ? Peut-être. «Ce groupe est fort, solide, et a envie de faire de belles choses », commentait après la rencontre un Didier Deschamps qui pourra se permettre de faire tourner son effectif mercredi 30 novembre contre la Tunisie (à 16 heures). De ses réactions emportées sur les deux buts de son attaquant star, sans doute peut-on déduire qu’il est soulagé. Il n’est pas le seul.

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