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Les mammifères ont dépassé la moitié de leur temps de vie sur Terre

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur NPR

Il y a 250 millions d'années, les premiers mammifères faisaient leur apparition sur Terre, mettant peu à peu en place un règne qui ne s'est jamais démenti. Mais leur fin n'est pas si éloignée, explique aujourd'hui NPR sur la base de travaux scientifiques.

Selon une étude publiée par la revue scientifique Nature Geoscience, cette classe de vertébrés, à laquelle nous appartenons, pourrait bien avoir disparu dans 250 millions d'années, ce qui signifierait qu'elle se trouve actuellement au beau milieu de son temps d'existence sur la Terre.

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Longtemps, les scientifiques ont pensé que la vie terrestre se poursuivrait jusqu'à ce que la planète atteigne une phase nommée «effet de serre galopant», c'est-à-dire un état dans lequel la vapeur d'eau et les gaz à effet de serre deviennent si denses qu'ils ne peuvent plus quitter la surface de la Terre et que les océans se mettent à bouillir, à la manière de ce qui se produit sur Vénus. Un tel phénomène ne devrait pas se produire avant 2 ou 3 milliards d'années.

Seules les gerbilles

Mais de toute façon, les mammifères ne seront probablement plus là pour voir ça, explique l'étude. La raison principale est que nous ne sommes pas conçus pour résister à de hautes températures: nos systèmes de régulation ne sont pas illimités, et le réchauffement de la planète a de fortes chances de nous être fatal. «La Terre pourrait atteindre un point de bascule qui la rendra inhabitable pour les mammifères», confirme le climatologue Alexander Farmsworth, principal auteur de la recherche.

Trois facteurs pourraient mener à un important réchauffement de la Terre, explique le spécialiste. D'abord la formation d'un supercontinent nommé Pangea Ultima, résultat de la convergence de nos continents actuels, et qui devrait être centré au niveau de l'équateur. Ensuite la résurgence de l'activité volcanique, qui aura pour effet de libérer d'immenses quantités de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.

Enfin, on apprend qu'en vieillissant, le Soleil va émettre une quantité d'énergie croissante, l'augmentation étant estimée à hauteur de 1% tous les 100 millions d'années. D'où un nouveau surplus de chaleur. En conséquence, le supercontinent pourrait atteindre des températures moyennes situées aux alentours de «40, 50 ou 60 degrés Celsius».

«Ça ne sera pas un lieu très agréable à vivre», résume le scientifique, dont l'étude explique que seulement 8% de la Terre sera alors vivable pour les mammifères. Seules quelques terres, situées au niveau de l'équivalent actuel du Canada, de la Russie et du Chili, pourront éventuellement permettre à une poignée de survivre. Mais que les humains ne se fassent pas d'illusions: si un espèce de mammifères survit à cette situation, elle ressemblera plutôt aux gerbilles nord-africaines, qui n'ont «ni besoin de trop d'humidité, d'hydratation ou de nourriture».