France

Les vacanciers investissent le littoral d’Occitanie et l’arrière-pays

Très attendues par les professionnels du tourisme, ces deux premières semaines de juillet ont tenu leurs promesses. Sauf dans les grandes villes qui ont plus de mal à attirer les vacanciers.

"En ce moment, on tourne à 100 %, l’hôtel est plein et la saison démarre sous les meilleurs auspices." À la mi-juillet, Alain Joyes, patron des hôtels les Alizés et le Brasilia à Palavas-les-Flots, est un homme heureux. Il faut dire qu’après la crise sanitaire et la longue période de confinement qui l’a accompagnée, les professionnels du tourisme misaient beaucoup sur la période estivale. Certains jouaient même leur survie.

Le 11 mai dernier, c’est avec un carnet de réservations totalement vide et une salle de restauration inexploitable pour cause de Covid-19 que l’hôtelier rouvrait ses établissements. Depuis une dizaine de jours, les vacanciers ont réinvesti les terrasses des cafés et restaurants. De Collioure aux Saintes-Maries-de-la-Mer, c’est l’ensemble du littoral d’Occitanie qui profite de cet afflux touristique.

Les Espagnols et les Italiens confinés ont été remplacés par les Suisses, les Belges et les Allemands

Alors, pour les accueillir dans de bonnes conditions, on s’est organisé. À Marseillan (Hérault) par exemple, l’office de tourisme a "enlevé les bancs, mis des scotchs par terre pour la distanciation et pour le sens de circulation, limité le nombre de personnes dans l’office, mis du gel hydroalcoolique à disposition à l’entrée et installé des plexiglas à l’accueil ". La clientèle est principalement nationale, même si "on note l’arrivée de quelques Allemands, Belges et Suisses depuis début juillet". À Sète, par exemple, il y a seulement 9 % d’étrangers contre 25 % l’année passée, selon l’office de tourisme.

Mais si les stations balnéaires se remplissent, l’arrière-pays n’est pas en reste et bénéficie depuis quelques jours d’une hausse de fréquentation. A l’image de Sainte-Énimie, magnifique village lozérien qui, le week-end dernier, s’apparentait plus à un musée à ciel ouvert. Même chose à Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault). Finalement, ce sont les hôteliers des grandes villes qui peinent le plus en ce début de saison.

Les grandes villes plus en difficulté

"On est dans un entre-deux depuis une dizaine de jours, témoigne Camille Galtier, patron de l’hôtel des Arts et président du club hôtelier du Grand Montpellier. Mais la clientèle est plus jeune que d’habitude, se contente souvent du strict minimum et consomme très peu d’extras. Les retraités sont en grande partie restés dans leur région, pour éviter de prendre des risques inutiles." Cyrille Charpentier, le directeur du Pullman à Montpellier, semble plus préoccupé par ce début de saison : "En semaine, on est à moins de 10 % de taux d’occupation. Les week-ends se remplissent à la dernière minute mais on reste en dessous de la normale. A ce jour, nous n’avons aucune vision sur le mois d’août."

Des doutes et quelques inquiétudes pour les hôteliers du centre-ville, même si Nîmes semble tirer un peu son épingle du jeu. " La fréquentation est en nette hausse et on sent une accélération depuis la semaine dernière, constate Xavier Labaune, directeur de communication de l’office de tourisme. On est encore loin du niveau de l’an dernier mais on sent une certaine émulation en se baladant en centre-ville. La nouveauté, c’est que les Espagnols et les Italiens confinés ont été remplacés par les Suisses, les Belges et les Allemands." À l’instar de sa voisine gardoise, la capitale héraultaise est très fréquentée. Mais c’est une clientèle locale. Souvent privée de ses vacances initiales, elle redécouvre son environnement sans pour autant dépenser des fortunes.

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