C’est un tournant qui comptera dans la saison marseillaise. En s’imposant dimanche soir sur la pelouse du Losc (1-2), l'OM a sans doute fait taire les derniers sceptiques sur son niveau. Même malmené et mené dans le Nord, même sans rien montrer ou presque pendant une heure, Marseille a trouvé les ressources mentales pour tout renverser en deux minutes et prendre une immense option sur la deuxième place.

L’OM sur une autoroute pour la Ligue des champions

Huit ans après sa dernière apparition à ce niveau, Marseille n’a jamais été aussi proche de retrouver la Ligue des champions. En s’imposant dimanche dans le Nord, le club olympien fait le grand écart. A treize journées de la fin, l'OM compte désormais onze points d’avance sur Rennes (3e) et douze sur Lille (4e). Un vrai boulevard que même une thèse de l’effondrement ne saurait remettre en question. Car les hommes de Villas-Boas sont invaincus en championnat depuis 14 matchs et ont même pris 36 points sur 42 possibles.

La lumière est venue de Valère Germain

A l’heure de jeu, personne n’aurait misé sur un tel scénario. Mené logiquement au score par un Losc bien plus entreprenant, l’OM faisait tout à l’envers à l’image de ce penalty totalement loupé par Rongier (60e) dont la frappe de grand-mère avait été facilement repoussée par Maignan. Et puis, la lumière est venue de Valère Germain. En détournant de la tête un corner… sur la tête du malheureux Reinildo, l’attaquant marseillais s’est retrouvé à l’origine du premier but (67e). Avant de servir parfaitement Benedetto deux minutes plus tard pour le but de la victoire. Souvent remplaçant cette saison, Germain s’est retrouvé titulaire dans le Nord après les blessures de Payet et Radonjic. Un choix que ne doit pas regretter Villas-Boas.

Osimhen, l’homme fort du Losc

Sans lui, pas sûr que Lille serait aussi haut. Mais il faut reconnaître au club nordiste l’art de trouver des pépites. Débarqué cet été de Charleroi dans l’anonymat et 12 millions d’euros (quand même), Victor Osimhen fait grimper sa valeur marchande de match en match. Dimanche face à Marseille, l’international nigérian n’a pas fait que marquer son douzième but de la saison d’un subtil ballon piqué (50e). Il a été dans tous les bons coups mettant longtemps au supplice la défense marseillaise. Avant de prendre un coup sur la tête comme toute son équipe après le renversement olympien.