“Génie”, “visionnaire”, “figure de l’histoire économique sud-coréenne”… En Corée du Sud et dans le monde, la presse souligne le poids de Lee Kun-hee, mort ce dimanche 25 octobre à Séoul. Le Financial Times résume : son PDG “a transformé le sud-coréen Samsung en l’un des plus grands groupes technologiques du monde”. Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, “son rôle pour Samsung est comparable à celui de Steve Jobs pour Apple ou d’Akio Morita pour Sony”. Sans son “génie de la gestion des affaires, estime le quotidien coréen Dong-a Ilbo, Samsung ne serait pas l’actuel bastion des smartphones, des puces et des téléviseurs”.

Au-delà du succès d’une entreprise à l’échelle internationale, c’est un pays qui s’est trouvé changé par le “patriarche du géant sud-coréen de la technologie”, selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung. “L’étonnante croissance du groupe a été le moteur principal qui a conduit la Corée du Sud des cendres de la guerre de Corée en 1950 à son statut de puissance économique du XXIe siècle”, renchérit l’un des principaux quotidiens coréens, le Kyungyang Shinmun.

Mort à l’âge de 78 ans, Lee Kun-hee était retiré des affaires depuis qu’une crise cardiaque en 2014 l’avait cloué au lit. Son fils Lee Jae-yong, 52 ans, vice-président du groupe, assurait depuis la direction de fait du titan de la technologie, et, depuis 2018, de manière officielle, rappelle The Korea Herald.

De l’assurance-vie aux montagnes russes

N’empêche, ce sont bien ses “plus de trois décennies à la tête de Samsung, le plus grand conglomérat de Corée du Sud, dont Samsung Electronics est le joyau de la couronne”, qui ont “transformé l’

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