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France
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Municipales: Marine Le Pen prête à «discuter» alliance

Forte de sa victoire aux européennes, la présidente du RN a lancé dimanche un appel aux LR et anti-Macron afin de construire une «force d’alternance» pour gagner les scrutins suivants jusqu’à l’Élysée.

Envoyé spécial à La Rochelle,

Tendre la main, oui. Mais pas question de la perdre pour autant. Lors d’un conseil national réuni à La Rochelle ce dimanche, le Rassemblement national a précisé devant une centaine de ses cadres sa stratégie pour les prochaines municipales. Et par là même a tenu à nuancer sa récente politique d’ouverture vis-à-vis des élus et responsables Les Républicains, suite à leur débâcle aux européennes. «Je lance un appel à tous ceux qui, à LR, n’ont pas envie d’être embrigadés dans l’armée d’Emmanuel Macron, ni de participer à une politique laxiste et injuste: discutons et travaillons ensemble localement», a lancé une nouvelle fois Marine Le Pen. Mais en rappelant immédiatement que sa formation était, elle, le «premier parti de France»: «Ce n’est pas un slogan, nous sommes la première force d’alternance autour de laquelle devra s’organiser la défaite d’Emmanuel Macron.» Façon de souligner que, s’il devait y avoir alliance au niveau local, cela se ferait aux conditions des candidats RN. Et non autrement. Peu importe que d’autres forces politiques, LR compris, y soient mieux implantées.

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Une logique visiblement bien assimilée par les élus RN, rivalisant de métaphores pour l’imager: «Ce n’est pas au radeau de tracter le paquebot», lâchait l’eurodéputée fraîchement élue, Hélène Laporte. «Pas à la souris de porter le chat», préférait quant à lui le conseiller régional d’Occitanie, Jean-Guillaume Remise. Dans un guide du candidat, intitulé «En avant pour les municipales» et distribué aux différents cadres lors d’une réunion à huis clos, il est précisé en toutes lettres: «Un impératif: faire sa liste. Le rôle des responsables du RN local est de défendre la place du mouvement […] Dans un département, la présence dans la préfecture et dans les villes principales est la condition pour exister dans le débat local. Elle y est donc obligatoire. C’est vrai pour se présenter sous les couleurs du RN. C’est vrai même lorsqu’il y a une promesse d’alliance.» Les futures têtes de liste sont prévenues: «les promesses d’alliances sont un leurre pour berner les gogos qui s’illusionnent et les paresseux qui pensent pouvoir se dispenser de l’effort de chercher des candidats. Le jour du dépôt, celui qui n’a pas de liste et donc pas de menace de rétorsion, sera éliminé», conclut le document avant de prendre, pour illustrer son propos, l’association avortée entre Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Frédéric Poisson lors des dernières européennes…

Une liste dans toutes les communes de plus de 20.000 habitants

Contrairement à ce que certains responsables du parti ont pu laisser entendre il y a encore quelques mois, la stratégie du Rassemblement national sera donc de présenter un maximum de listes, partout en France. Exactement comme lors du dernier scrutin municipal en 2014. «Il a été décidé que le mouvement devait présenter une liste dans toutes les communes de plus de 20.000 habitants», va même jusqu’à ambitionner le document de campagne. «Nous sommes pour des accords. Mais cela se discute avec un pistolet chargé sur la table. Il faut que les autres listes comprennent que, s’il n’y a pas d’accord, on ira, éclaire le conseiller spécial de Marine Le Pen, Philippe Olivier. Nous ne sommes pas dans une logique comptable mais dans un esprit de conquête. Si on gagne des villes, très bien. Mais ce que nous recherchons avant tout c’est un ancrage territorial.»

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Un ancrage des plus nécessaires pour les futures élections locales de 2021, dont Marine Le Pen a souligné l’importance pour son parti: «La recomposition politique ne se fera pas en quelques semaines. Peut-être même pas en quelques mois. Cela mettra un certain temps. Mais nous pensons que les départementales et régionales en seront le point d’orgue, sûrement davantage que les municipales.» Un horizon que s’est fixé le parti en remaniant à la marge son organigramme et en se dotant d’un nouveau vice-président : l’ancienne tête de liste aux européennes, l’eurodéputé Jordan Bardella.

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