France

Plus d'un millier de manifestants rassemblés à Lille contre la loi "sécurité globale"

Pancarte contre la loi "sécurité globale" (illustration)

Pancarte contre la loi "sécurité globale" (illustration) - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La préfecture évoque quant à elle 400 manifestants.

"Liberté, égalité, filmez !": entre 1000 et 1500 personnes se sont rassemblées ce samedi matin à Lille pour le retrait de la loi "sécurité globale", selon les organisateurs et un comptage de l'AFP, la préfecture dénombrant 400 manifestants.

"On se fait frapper pendant les scènes coupées !", "floutage de gueule", disaient notamment les pancartes brandies face à la préfecture, au milieu de drapeaux et badges du Club de la presse, des syndicats SNJ-CGT, CFDT, SDJ-FO, Sud Solidaires, ou encore de la Ligue des droits de l'Homme.

Plusieurs personnalités politiques étaient présentes dès 11h, notamment la maire de Lille Martine Aubry, le patron des sénateurs socialistes Patrick Kanner, la députée européenne EELV Karima Delli, le secrétaire national du PCF Fabien Roussel ou encore le député LFI Ugo Bernalicis.

"C'est de la défense des libertés qu'on parle aujourd'hui: la liberté d'expression, la liberté d'informer, d'être informé", a lancé au micro Ludovic Finez, secrétaire du SNJ-CGT, dénonçant cette proposition de loi, et son article 24 "dont le but réel est de rendre impossible la diffusion d'images pouvant témoigner des violences policières".

Un rejet global de la proposition de loi

Le producteur de musique Michel Zecler, roué de coups à Paris par des policiers, "est un homme noir qui ne portait pas de masque. Pourquoi l'avoir ainsi tabassé ? (...) Il aura fallu ce drame, ces images atroces, pour qu'enfin au gouvernement on se pose des questions", a aussi lancé Philippe Allienne, président du Club de la presse des Hauts-de-France. "Si les images n'avaient pas été diffusées, qu'aurait pesé la parole de Michel Zecler?", a renchéri Ludovic Fimez.

Mais "ce n'est pas un article qu'il faut combattre, c'est l'ensemble du projet de loi", a jugé Philippe Allienne, refusant aussi "l'utilisation de caméras individuelles par les policiers, l'utilisation de drones pour surveiller les manifestations en utilisant la reconnaissance faciale" ou encore la "semi-privatisation de la police".

Les manifestants ont enfin dénoncé le nouveau "schéma national du maintien de l'ordre, qui oblige les journalistes à se disperser comme tout manifestant lorsque la police en donne l'ordre".

Mélanie Rostagnat avec AFP Journaliste BFMTV

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