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Présidentielle américaine : comment le vote par correspondance pourrait faire dérailler l'élection

Les élections américaines étaient plus simples lorsqu’une vaste majorité d’électeurs se déplaçaient dans un bureau de vote pour y enregistrer leur choix directement sur une machine. Cette année, à cause de la pandémie de Covid-19, le vote par correspondance explose, posant des problèmes tant humains que techniques et légaux.

Si la course entre Joe Biden et Donald Trump est serrée le jour du scrutin présidentiel, le 3 novembre, beaucoup s’attendent à ce que la bataille aille jusqu’à la Cour suprême.

Les estimations montrent que davantage d’électeurs démocrates que de républicains sont susceptibles de voter par correspondance, et le camp du président a lancé de nombreuses actions en justice afin de limiter cette possibilité. De façon générale, plus de 300 procédures concernant les changements liés au Covid-19 pour l’élection sont en cours dans 44 Etats, selon le Healthy elections Project de l’université Stanford et du MIT.

Lors des élections récentes, environ 1% des bulletins postés ont été refusés, une proportion qui pourrait être plus élevée cette fois. Cela signifierait des centaines de milliers de bulletins à la validité contestée. Pour rappel, la victoire à la présidentielle de 2000 s’était jouée avec une différence de seulement 537 bulletins en Floride.

Quel contexte général ?

En 2016, environ 139 millions d’Américains ont voté, dont 33 millions par correspondance. Cette année, les analystes estiment que la participation pourrait être plus élevée avec quelque 150 millions d’électeurs, dont jusqu’à la moitié par correspondance.

Quelles règles pour voter par courrier ?

Cela dépend des Etats. Une poignée d’entre eux ont automatiquement envoyé des bulletins de vote par correspondance à tous les électeurs, mais dans la plupart, il faut les demander. 

Par le passé, cette possibilité était notamment réservée à des cas particuliers, par exemple lorsqu’il était impossible pour une personne de se déplacer le jour du scrutin. Mais cette année, la plupart des Etats ont ouvert cette possibilité à tous en raison de la pandémie.

Une majorité d’Etats demande à ce que le bulletin soit placé dans une enveloppe signée puis postée ou déposée dans un endroit dédié. Mais certains réclament l’utilisation d’une seconde enveloppe de "confidentialité", dans laquelle le bulletin est d’abord glissé avant d’être mis dans l’enveloppe de retour.

Dans certains Etats, il est également demandé qu’un témoin signe l’enveloppe extérieure et fournisse les informations nécessaires pour le contacter. Dans l’Alabama, deux témoins sont même requis.

Qu’advient-il des bulletins ?

Les votes effectués en personne sont comptés automatiquement, et dans la plupart des cas annoncés dans les quelques heures (voire minutes) suivant la fermeture des bureaux de vote. 

Au contraire, les bulletins par correspondance impliquent un laborieux travail de dépouillement et de vérifications, et là encore, chaque Etat a ses propres règles.

Certains ne compteront que les bulletins reçus jusqu’au jour de l’élection, tandis que d’autres les accepteront jusqu’à 10 jours après la date du scrutin, s’ils ont été envoyés avant ou le 3 novembre. Ce délai a parfois été rallongé par rapport à celui habituellement admis, en prévision d’embouteillages dans les services postaux dus au flot de courrier.

Par la suite, les procédures de vérification des signatures, d’ouverture des enveloppes et de comptages diffèrent également en fonction des Etats. Dans le Colorado, par exemple, elles sont ouvertes dès réception. Leur comptage (assuré par une machine), démarre 15 jours avant l’élection, mais aucune donnée ne peut être livrée avant 19 heures le jour de l’élection.

Quels ralentissements possibles ?

L’un des obstacles possibles au bon déroulement du vote est la capacité de la poste américaine (USPS) à gérer rapidement l’afflux de courrier. Des réformes censées redresser la trajectoire financière du service public ont eu pour effet de ralentir la distribution, selon certains, et les républicains sont accusés d’avoir voulu porter atteinte à ces suffrages par ce biais. 

Un autre facteur de retards est la vérification des signatures. Dans certains Etats, elle est effectuée automatiquement, dans d’autres, ce sont des employés qui comparent visuellement la signature avec celle enregistrée dans les archives pour l’électeur en question.

Mais les signatures évoluent souvent avec le temps, et certaines personnes en ont plusieurs différentes. D’autres, plus jeunes, n’ont pas forcément de signature archivée par leur administration.

Pour les bulletins refusés, certains Etats tentent de contacter les électeurs afin qu’ils confirment leur signature et ainsi permettre que leur voix soit finalement prise en compte. Mais cela prend du temps.

Autre question : un bulletin doit-il être invalidé s’il n’est pas placé dans deux enveloppes lorsque cela est requis? En Pennsylvanie, où ce cas pourrait concerner des dizaines de milliers de votes, il a été décidé que ces bulletins dits "naked" (nus) ne seraient pas acceptés. Mais certains Etats les prendront eux en compte. 

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