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[Questions de lecteurs] « Il n’y a jamais eu autant de cigognes en Charente, non ? »

Avec la certitude, exprimée...

Avec la certitude, exprimée par Nicolas Fitre, de l’Isle d’Espagnac, « qu’on n’en a jamais vu autant en Charente ». Prolongée par les questions de Stéphane Millème, de Soyaux : « Cette colonisation de cigognes, c’est une impression ou la réalité ? C’est normal ? ».

Zone industrielle numéro 3 à l’Isle d’Espagnac
Zone industrielle numéro 3 à l’Isle d’Espagnac

Photo Didier Michelet

Nous avons interrogé le naturaliste et chargé de mission chez Charente Nature, David Neau. Qui reconnaît un véritable « phénomène ». « Oui, je confirme, la population de cigognes qui survole, voire qui s’installe en Charente, n’a jamais été aussi importante ». Il voit deux raisons à cette affluence sans précédent.

S’installer en Charente, c’est moins risqué que traverser le désert du Sahara

Côté pile, « c’est le résultat de mesures de protection que nous -les associations environnementales, les naturalistes- avons mises en place pendant des décennies en installant par exemple des plateformes. Les oiseaux se sentent de mieux en mieux et donc restent, explique David Neau. Côté face, l’expert admet qu’il y a là la traduction concrète du changement climatique.

Les cigognes prennent leurs aises jusqu’au sommet des panneaux de signalisation
Les cigognes prennent leurs aises jusqu’au sommet des panneaux de signalisation

Photo lecteur

« Les cigognes quittent les territoires et migrent, non pas parce qu’elles ont froid mais parce qu’elles ne trouvent plus de nourriture dans les zones froides. Tant que l’eau n’est pas gelée, tant qu’elles trouvent suffisamment d’écrevisses pour se nourrir, elles n’ont pas de raison de migrer ».

Du côté de l’hôtel des Eaux Claires, à Puymoyen.
Du côté de l’hôtel des Eaux Claires, à Puymoyen.

Photo Laurent Desaphy

Benaises en Charente, en provenance de l’Est et du Nord, « elles se sédentarisent chez nous. C’est moins risqué que de poursuivre leur route en traversant le désert du Sahara », poursuit David Neau. Si aucun comptage n’a été effectué, il est manifeste, poursuit-il, que la présence des cigognes sur notre territoire est « graduelle ».

« Ça saute aux yeux. Avec des groupes importants ». Qui se nichent au sommet des pylônes, des hangars, des panneaux de signalisation, des lampadaires.

Voici encore quelques photos que vous nous avez envoyées.

À Roullet, petite visite du côté de l’entreprise Colas.
À Roullet, petite visite du côté de l’entreprise Colas.

Photo Nathalie Blanc

Un petit d’air d’Alsace. Nous sommes bien en Charente.
Un petit d’air d’Alsace. Nous sommes bien en Charente.

Photo lecteur.

À Brie, les cigognes ont colonisé le toit de la mairie.
À Brie, les cigognes ont colonisé le toit de la mairie.

Photo Denis Soulard

La Couronne. Au sommet d’un lampadaire près d’Auchan.
La Couronne. Au sommet d’un lampadaire près d’Auchan.

Photo Valentin RDL.

Au sommet d’un poteau électrique, près de Géant Casino, Champniers.
Au sommet d’un poteau électrique, près de Géant Casino, Champniers.

Photo Didier Michelet

« Invasion de cigognes à Villement », nous dit une Charentaise.
« Invasion de cigognes à Villement », nous dit une Charentaise.

Photo Fabienne Guigne.