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Quoi de plus beau que d’apprendre une langue étrangère

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Dessin de Nick Lowndes, paru dans The Economist, Londres.

Intelligence artificielle.

Douglas Hofstadter, éminent professeur américain de sciences cognitives et expert en intelligence artificielle, s’inquiète des conséquences de l’utilisation des applications de traduction. Dans cet article, il témoigne de toute une vie consacrée à l’assimilation de nombreuses langues étrangères, un exercice qui, bien que laborieux, nous pousse à révéler vraiment les traits de notre personnalité.

[Cet article est extrait de notre hors-série “La bataille des langues”, en vente de puis le 27 septembre 2023.]

À mes yeux, les intelligences artificielles (IA) n’ont rien de plus effrayant que leur potentielle “singularité” – la menace d’une explosion incontrôlable d’intelligence qui anéantirait l’humanité. Reste que les IA les plus poussées qui existent actuellement augurent déjà des scénarios, certes plus modestes, mais tout de même bouleversants.

Certaines personnes désirent si ardemment gravir l’Everest qu’elles s’y préparent pendant des années, y consacrent énormément d’argent, s’épuisent pendant des semaines lors de l’ascension proprement dite et mettent de nombreuses fois leur vie en danger. Est-ce que ça vous ressemble ? Ou préféreriez-vous arriver directement au sommet par hélicoptère et profiter de la vue imprenable ? Et qu’en est-il d’un Everest métaphorique, c’est-à-dire l’apprentissage d’une langue étrangère ? Deux petites histoires personnelles m’ont récemment poussé à méditer un moment sur cette question.

J’ai évité le naufrage linguistique

À la fin juin, j’ai regardé pour la première fois une vidéo de moi, filmée en 2018 dans la ville chinoise de Hangzhou : pendant trois minutes, je tente avec beaucoup de difficulté d’improviser un petit discours devant une vingtaine de jeunes de Shanghai, membres d’un club amateur s’intéressant aux IA. Ils avaient fait 300 kilomètres jusqu’à Hangzhou pour que nous dînions ensemble et, pendant deux heures et demie, nous avio

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