France
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"Réduire le nombre de scrutins pour lutter contre l'abstention"

DernierMoins d'un électeur français sur deux votait aux législativesMais il y a 30 ans, près de 70 % des électeurs inscrits votaient régulièrement Du scrutin français qui participait à ce type . Parmi les pays d'Europe occidentale, seule la Suisse affiche un taux de participation aussi faible. D'où vient cette poussée d'abstention et que devons-nous faire pour y faire face ?

Comme certains analystes l'ont souligné, la coordination des élections législatives après l'élection présidentielle de 2002 a rendu les élections législatives moins attrayantes pour les électeurs. Le calendrier électoral actuel donne l'impression que des événements majeurs se produiront lors de l'élection du président de la République. Mais ce n'est pas la seule raison du faible taux de participation. D'autres bulletins de vote sont également concernés. 74,8 % des électeurs ont participé aux élections locales de 1986, 49,9 % (1ertours) en 2015 et 33,3 % (1ertours) en 2021. )était. L'augmentation des abstentions est un phénomène courant et ne peut s'expliquer ni par l'enchaînement des élections présidentielles et législatives, ni par l'impact récent de lapandémie de Covid-19.

Trois principales causes d'abstention

Il semble y avoir trois causes principales à l'augmentation des abstentions en France. Le premier concerne l'évolution du système des partis. Avec l'avènement du puissantcentre-gauche, le centre-gauche s'est effondré, dans une moindre mesure le centre-droit. Ainsi, lors des élections nationales, la compétition politique se résume dans le choix entre la majorité du président et l'extrême. Les électeurs modérés qui ne sont pas satisfaits de leurs dossiers en place n'ont pas d'alternative crédible à une participation préjudiciable.

La deuxième cause est plus globale et touche l'ensemble du monde démocratique. Notre enquête, récemment publiée dansWorldPolitics, montre que les nouvelles générations sont moins susceptibles de participer aux élections que les générations précédentes. Les jeunes électeurs socialisés aux valeurs post-matérialistes voient voter comme un droit plutôt que comme une obligation. Ils se mobilisent parfois lors d'élections qui leur semblent importantes, maisils évitent les urnes lors d'élections où les enjeux semblent moins importants. Contrairement aux aînés qui considèrent la participation comme un devoir citoyen, les jeunes ne vont voter que s'ils le jugent utile. Cet écart entre les générations existe bien en France, comme en témoignent les travaux du politologue Vincent Tiberge de Science Po Bordeaux.

Fréquence des élections

La troisième cause est la fréquence des élections. En France, les élections se font par l'introduction de l'élection directe du président (1965) et le raccourcissement du mandat présidentiel(2002), l'intégration européenne (première élection directe au parlement en 1979), et la création. Peu à peu augmenté. Régional (premier dans la région en 1986). De plus, la plupart des élections françaises sont à deux tours. Ainsi, plusieurs électeurs français ont été appelés à voter neuf fois au cours des cinq dernières années, sans compter les élections spécialisées et primaires organisées par tel ou tel parti politique. Cette fréquence provoque non seulement la lassitude des électeurs, mais affecte également les actions des partis politiques pour concentrer leur mobilisation sur les élections les plus importantes.

C'est une coïncidence si la participation de la France aux élections législatives est proche de ce qui a été observé en Suisse, où la fréquence des votes populaires est tout aussi élevée en raison de l'utilisation régulière des moyens de démocratie directe. En revanche, dans les pays européens, qui n'ont pas de vote obligatoire et ont un taux de participation élevé, la fréquence des élections est encore restreinte. En

Suède, toutes les élections, à l'exception des élections européennes, se tiennent simultanément en une journée, avec un taux de participation de plus de 85 %. A Malte, où la participation aux élections législatives dépasse souvent les 90%, les électeurs sont convoqués à deux bureaux de vote, une élection générale et une élection locale qui se déroulent en même temps que les élections européennes. Par conséquent, les citoyens de ces pays activement participants sont beaucoup moins appelés aux urnes que les Français.

Diminuer les élections pour plus de participation

Dans un cadre démocratique, l'évolution de la concurrence partisane et l'alternance des générations sont des facteurs quasi incontrôlables. La fréquence des élections est différente. Les décideurs politiques peuvent faire correspondre la durée des mandats locaux à la durée des mandats européens afin de tenir toutes les élections européennes et quasi-nationales en même temps. De même, les élections législatives et présidentielles peuvent être coparrainées, comme dans certains pays d'Amérique latine.

Cela redonnera de la notoriété aux élections législatives, se rendra quatre fois dans les bureaux de vote, et si cette réorganisation du calendrier électoral s'accompagne de réformes réduisant les votations dans le système électoral 2 Il sera réduit à des reprises. A chaque tour. Ces mesures contribuent à accroître la participation tout en réduisant le coût de l'organisation des élections sans limiter les choix des électeurs. De plus, ils peuvent conduire à des réformes plus ambitieuses du système politiquepour favoriser le consensus et la coopération plutôt que le conflit.