France

Risques d’incendie : faut-il s’inquiéter en Bretagne ?

Lecture : 3 minutes

Sécheresse et canicule touchent la France, dont une partie de la Bretagne. Ces phénomènes de plus en plus fréquents engendrent des risques d’incendie accrus, y compris dans les régions jusqu’ici peu concernées.

Épisode de sécheresse et canicule se multiplient et mettent à mal l’environnement de toutes les régions. Florence Vaysse, référente nationale incendies à Météo-France, nous explique pourquoi les conditions sont de plus en plus propices aux incendies, y compris en Bretagne.

Temps chaud et sécheresse ne semblent pas engendrer davantage de feux de forêts. Comment l’expliquez-vous ?

Les indicateurs de danger météorologique sont en augmentation constante depuis plusieurs années. Mais en parallèle, la superficie globale de forêt brûlée est moins élevée. Cela s’explique par un changement de stratégie radical, depuis les années 1990, dans la lutte contre les feux de forêt, en s’attaquant aux feux naissants. Quand le risque d’incendie est important, des personnes au sol, comme dans les airs, sont positionnées avant même le début d’un incendie, pour agir très rapidement sur les départs de feu.

Le feu à Martigues témoigne-t-il d’une violence des feux accrue ?

À Martigues, au temps chaud et sec s’ajoutait un mistral - un vent sec et chaud - de 100 km/h, qui explique ce développement rapide. Mais pour le sud de la France, sans être normal, ce n’est pas forcément un phénomène exceptionnel. Il est donc difficile d’associer ce feu spécifique aux effets du changement climatique. Ces constats ne peuvent se faire qu’avec du recul, au moins à la fin de l’été.

« En 2019, entre Montpellier et Nîmes, on a recensé 50 départs de feu sur une demi-journée, dont 30 sur une heure. C’était du jamais-vu en rapidité. »

A-t-on des exemples d’effets plus nets ?

On a vu des feux avec des comportements différents pendant les grosses canicules : en 2003, comme en 2017, les services de secours ont été confrontés à des feux très violents. Plus récemment, les 24 et 25 juillet 2019, où on a enregistré des températures records, de très nombreux feux se sont développés, notamment sur les grands bassins agricoles dans la moitié nord de la France. Entre Montpellier et Nîmes, on a recensé 50 départs de feu sur une demi-journée, dont 30 sur une heure. C’était du jamais-vu en rapidité.

Actuellement, presque toute la France se trouve en indice de risque élevé d’incendie. Le danger s’est-il déplacé ?

L’indice forêt météo (IFM) indique si les conditions météorologiques sont plus propices au développement d’un incendie en cas de départ de feu. Il est effectivement élevé sur toute une zone, qui correspond à celle touchée par la sécheresse exceptionnelle de cette année. Cela ne correspond pas à une prévision d’incendie. Mais dans le cas où un incendie s’y déclenche, il serait plus intense qu’en temps normal et donc plus dangereux.

La sécheresse touche la Bretagne. Des incendies aussi dévastateurs que dans le Sud pourraient-ils y survenir ?

On voit que la fréquence des feux agricoles augmente, ce qui engendre un risque accru pour certains territoires, notamment agricoles. Météo-France a d’ailleurs développé un indice sur ce risque spécifique. Pour autant, il ne faut pas confondre conditions plus dangereuses et danger égal. Même avec des températures plus élevées et des périodes de sécheresse, la végétation de régions comme la Bretagne ne correspondra pas en quelques années à celle du Sud, très sèche. La nature de l’incendie ne sera donc pas la même, ce qui n’enlève pas un caractère dangereux accru.

Football news:

Totti a rendu visite au footballeur de la Lazio, sorti du coma 9 mois plus tard
Carlo Ancelotti: Sheamus Coleman dans le même rang que Ramos, Terry et Maldini
Mayence a limogé l'entraîneur du Bayerlorzer. Les joueurs sont en grève en raison de la suspension de l'attaquant salaï
Le PSV a signé pour 9 millions d'euros le pilier toulousain sangaré. Le milieu de terrain toulousain Ibrahim sangaré va poursuivre sa carrière au PSV
Dans les sous-marins donnent maintenant un penalty pour presque n'importe quel coup de la balle dans la main dans la surface de réparation. Cela ne plaît ni aux joueurs, ni aux entraîneurs, ni aux arbitres eux-mêmes
Le sponsor de Grenade a Posté une photo de la carte thermique de João Felix sous la forme d'un pénis après 1-6 avec l'Atlético. Les andalous réclament des excuses
Safonov, chalov et Magkeyev sont appelés à l'équipe de Russie U21 pour les matchs avec l'Estonie et la Lettonie