France
This article was added by the user . TheWorldNews is not responsible for the content of the platform.

RTE : la CGT appelle à la grève mardi 6 décembre

Une nouvelle « grève préventive » se profile du côté de chez RTE, cette fois, à la veille d'un dernier round de négociations salariales.

Source AFP
La CGT reclame 6,9 % d'augmentation pour tous, quand la direction propose 2,9 %.
La CGT réclame 6,9 % d'augmentation pour tous, quand la direction propose 2,9 %.

Temps de lecture : 2 min

Les « grèves préventives » se multiplient en cette fin d'année 2022, marquée par une très forte inflation. Après TotalEnergies et la SNCF, c'est au tour du Réseau de transport d'électricité (RTE) d'annoncer une grève « préventive », mardi 6 décembre, à la veille d'un dernier round de négociations salariales. L'appel à la grève a été lancé par l'ensemble des organisations syndicales du gestionnaire des lignes à haute et très haute tension.

Les négociations avaient débuté dans un climat tendu le 22 novembre et n'ont pu se conclure lors d'une deuxième séance le 1er décembre, a indiqué la fédération CGT des Mines et de l'Énergie dans un communiqué. « Le Directoire n'entend lâcher qu'un seul niveau de rémunération (2,3 %) pour compenser l'inflation 2022/2023 », a regretté la Confédération générale du travail (CGT). « Les propositions salariales ont été rejetées par toutes les organisations syndicales qui appellent à la grève le 6 décembre, veille de la dernière séance de négociation. »

La direction de RTE a confirmé l'annonce d'un mouvement de grève et la tenue d'une dernière séance de négociations mercredi 7 décembre.

À LIRE AUSSICoignard – Après Total, la SNCF : le concept délirant de « grève préventive »

Les chantiers de maintenance perturbés ?

Afin de « compenser l'inflation sur 2022/2023 », le premier syndicat du groupe réclame 6,9 % d'augmentation pour tous. La direction avait indiqué fin novembre avoir proposé lors de la première séance 2,3 % d'augmentation pour tous les salariés, ainsi qu'une « prime pérenne » de 2 % avec un plancher de 95 euros/mois pour l'ensemble des salariés et une enveloppe de 1,84 % d'augmentation pour des mesures individuelles.

Une journée de grève jeudi 24 novembre, à l'appel d'une intersyndicale, a mobilisé 40 % de grévistes sur les effectifs présents, selon la CGT, la direction évoquant pour sa part un taux de 34 %.

Le climat social au sein de RTE est tendu notamment depuis le placement en garde à vue de quatre agents début octobre dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à la suite d'une plainte de RTE. Cette plainte contre X vise des soupçons d'interventions frauduleuses sur le réseau électrique dans le cadre de mouvements sociaux en juin et juillet. Les quatre agents sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Paris le 28 février prochain. La Fédération CGT de l'énergie avait alors dénoncé une « criminalisation du droit de grève », visant à « faire taire les revendications salariales ».

La grève pourrait perturber les chantiers de maintenance, a indiqué à l'Agence France-Presse (AFP) Francis Casanova, délégué syndical central CGT pour RTE.

À LIRE AUSSINucléaire : EDF espère que 42 réacteurs seront disponibles le 1er décembre