France

Scandale USC : L'héritière Michelle Janavs écope de 5 mois de prison

Héritière d'une grande marque de snacks américains, Michelle Janavs a été reconnue coupable dans l'affaire de corruption universitaire aux États-Unis. Elle a pris 5 mois de prison pour avoir payé 300 000 dollars pour faire rentrer ses filles à la fac.

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Michelle Janavs, héritière des snacks micro-onde Hot Pockets, a été condamnée mardi 25 février 2020 à cinq mois de prison pour avoir accepté de payer des pots-de-vin dans l'affaire de corruption universitaire.

La mère de famille a d'abord payé 100 000 dollars au cerveau de l'affaire, Rick Singer, un homme de 59 ans résidant à Newport Beach (Californie), pour aider ses deux filles à tricher aux examens d'entrée à l'université, et 200 000 dollars supplémentaires pour que l'une d'elles se fasse passer pour une joueuse de volley et ainsi être admise à l'université de Californie du Sud (USC).

Ce mardi, l'ambiance n'était pas au beau fixe au tribunal. Le juge a affirmé que Michelle Janavs avait nui au système américain d'enseignement supérieur. Les procureurs l'ont descendue en flèche, mettant en exergue son "attitude d'intouchable" que "personne ne pouvait arrêter".

Si les procureurs ont requis 21 mois d'emprisonnement, la qualifiant de "l'un des parents les plus coupables", elle n'écope "que" de cinq mois de prison. Dépeinte comme une femme refusant d'assumer la responsabilité de ses actes pendant des mois, Michelle Janavs a été décrite comme "généreuse et désintéressée" par ses avocats.

L'héritière des Hot Pockets rejoint ainsi d'autres parents derrière les barreaux. Felicity Huffman n'a été condamnée qu'à quatorze petits jours de prison ferme (elle n'en fera que onze) les autres parents ont récolté des peines allant de la probation à neuf mois derrière les barreaux. La comédienne était l'une des 50 personnes mises en examen dans ce scandale qui a éclaté au printemps dernier : de riches parents ont versé des pots-de-vin pour faciliter l'entrée de leurs enfants dans de bonnes universités.

Reste le cas Lori Loughlin, encore en suspens, accusée d'association de malfaiteurs pour corruption de programmes fédéraux, de blanchiment et d'association de malfaiteurs en vue de transférer frauduleusement des fonds.