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Plusieurs centaines de manifestants catalans s'étaient rassemblés ce lundi à la mi-journée devant le Parlement européen de Strasbourg où étaient attendus les eurodéputés Carles Puigdemont et Toni Comin. 

Elus en mai 2019, les eurodéputés catalans doivent siéger pour la première fois dans l'hémicycle strasbourgeois ce lundi.  Carles Puigdemont,l’ex-chef du gouvernement régional catalan, et son "ministre" Toni Comin n'avaient pas pu prendre leurs fonctions, étant sous le coup d'un mandat d'arrêt  international délivré par Madrid après la tentative de sécession de 2017.

Les deux élus catalans sont arrivés en tout début d'après-midi dans l'agora du bâtiment, sous les applaudissements.

"Nous sommes prêts à prendre nos sièges, mais il manque quelqu'un", a dit Carles Puigdemont à son arrivée, visiblement heureux de prendre ses fonctions. " Si l'union européenne était un espace d'union, de liberté et de droit, Oriol Junqueras devrait être là avec nous. L'Espagne ne respecte plus l'Etat de droit.", a-t-il notamment martelé en catalan, en espagnol, en français puis en anglais.  

L’eurodéputé indépendantiste Oriol Junqueras, en détention provisoire en Espagne, n'est pas du voyage. Le président du Parlement européen David Sassoli s'est conformé à la décision de la Cour suprême espagnole. Au vu de sa condamnation à 13 ans de prison et d'inéligibilité pour sédition et détournement de fonds, celle-ci a retiré son mandat à Oriol Junqueras, pourtant validé en décembre par la Cour de justice de l'UE.