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Près de 40 MREM (manipulateurs en électro-radiologie médicale) se sont rassemblés ce mardi entre 11 h et 14 h devant les portes du CHU de Strasbourg-Hautepierre. Ils protestent contre la dégradation de leurs conditions de travail, générée par une augmentation forte de l’activité de radiologie et une baisse des effectifs. Ils considèrent aussi que leur salaires sont très peu attractifs. « En début de carrière, un MREM touche 1300 euros à l’hôpital, soit 400 euros de moins que dans le privé », relève Stéphane Levêque, infirmier et délégué permanent FO au CHSCT du CHU de Strasbourg. Selon lui, il faudrait une augmentation d’au moins 10% des effectifs (Ils sont actuellement 230 MREM selon lui aux HUS) pour assurer les postes vacants et les congés maladie et maternité. Mais aussi un coup de pouce aux salaires.

Pauline Kaiser est manipulatrice radio sur scanner depuis douze ans. « J’ai vu les conditions de travail se dégrader pendant ces douze ans, explique-t-elle, avec une accélération ces derniers mois avec l’ouverture de Hautepierre 2 et de l’Icans (Institut de cancérologie de Strasbourg). L’activité d’imagerie, scanner, IRM et radiographies est montée en flèche dans tous les services. Il y a aussi beaucoup plus de patients pris en charge à Hautepierre ». Dans son secteur d’activité, le scanner, il y a eu 30 000 scanners effectués l’an dernier, dont les deux tiers n’étaient pas programmés.  Et les urgences représentent environ 10 000 scanners par an…

Elle relève aussi que même si ce mardi constitue la deuxième journée nationale de grève des MREM, « c’est la première journée où les MREM de tous les services des HUS manifestent ensemble. » Par voie d’assignation, des MREM sont toujours présents pour assurer les imageries urgentes. « Pour les autres, les rendez-vous ont été annulés et reportés ».

La direction des HUS qui ne dispose pas de marge de manœuvre vues les contraintes budgétaires pesant sur l’hôpital, a promis néanmoins de tenter de trouver des solutions d’ici trois semaines. A défaut, les MREM n’excluent pas de reprendre leur mouvement de grève.