France
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«Tout le monde aime la police», dans la manifestation de soutien aux forces de l’ordre

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées place de la République à Paris pour soutenir les forces de l’ordre.

«La France aime la police», ont scandé plusieurs centaines de manifestants place de la République à Paris ce samedi 30 septembre. Ce rassemblement était organisé par Jean Messiha, ancien membre de la campagne d’Éric Zemmour, non seulement dans la capitale mais dans douze autres villes de l’Hexagone (dont Marseille, Béziers, Montpellier, Saint-Brieuc, Metz, Strasbourg, ...). «Je l’ai fait dans un geste de désespoir. Une majorité de Français soutient les forces de l’ordre, mais ils ne sont pas dans la rue. Allons-nous laisser cette rue à l’extrême-gauche et aux racailles ? Quand j’ai vu la manifestation de la semaine dernière (contre les violences policières, NDLR) j’ai eu une réaction épidermique et j’ai essayé de donner une voix à une majorité silencieuse», a-t-il expliqué au Figaro.

Samedi 23 septembre, une manifestation «contre les violences policières» a dégénéré et trois policiers ont été blessés. Un autre avait dû sortir son arme car sa voiture était attaquée «à coups de barre de fer», a indiqué la préfecture de police de Paris. Le slogan «un flic, une balle», a également fait polémique. «Je ne trouve pas ça normal, ils sont les derniers remparts de la république et nous protègent», assène Lola, 28 ans, venue de Versailles pour «apporter [son] soutien aux forces de l’ordre». Une coquille Saint-Jacques pend du sac militaire de la jeune femme qui a «plusieurs amies femmes de policiers». Selon le dernier sondage Ifop réalisé pour Le Figaro en juin dernier, ils sont respectivement 43% et 14% à ressentir de la confiance ou de la sympathie envers les forces du maintien de l'ordre, soit un total de 57% d'avis positifs.

Un peu plus loin, Alcide se tient droit, à côté de son épouse. Il n’est pas particulièrement bavard, et se méfie beaucoup des journalistes à cause de qui «on en est là». Il connaît la manifestation grâce à Jean Messiha, qu’il écoute sur Cnews. «Au fond, c’est honteux qu’une telle manifestation ait eu lieu. Dans une démocratie normale, nous ne devrions pas être là. Le soutien aux forces de l’ordre devrait aller de soi», dit-il. Son épouse approuve de la tête. Sur la scène, Jean Messiha regrette que «Jean-Luc Mélenchon donne un blanc-seing à la racaille». Pendant son discours, deux jeunes hommes habillés en noir ont tenté de brandir un drapeau et ont été aussitôt repoussés par les manifestants avant d’être escortés par la police.

Après cet incident, les policiers ont resserré leur dispositif autour des manifestants. Un peu plus loin, la Brav-M, brigade mobile à moto, se tient prête à intervenir au moindre de débordement. Mais aucun groupuscule n’est venu perturber la tenue du rassemblement. Sous l’ombre de la statue de la République, de Léopold Morice, deux femmes âgées s’approchent respectueusement de trois policiers et les remercient. «Vous savez, la plupart des gens vous soutiennent», dit l’une d’elles à la policière qui demeure impassible, devoir de réserve oblige. De l’autre côté du monument, un guitariste s’époumone en mauvais anglais. Un attroupement festif se forme autour de lui, et s’étonne de la présence nombreuse du drapeau national quelques mètres derrière eux. Bien vite, cependant, ils sont absorbés par la musique. Un peu plus loin, un autre rassemblement se prépare en soutien à l’Ukraine avec des pancartes «halte au génocide en Ukraine». Eux aussi sont peu nombreux. Et suscitent l’indifférence des passants.