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#TwitterFiles : des cadres de l’entreprise avaient établi des listes noires pour empêcher la visibilité de tweets et de comptes entiers, notamment pour des raisons idéologiques, révèle Elon Musk (MàJ)

09/12/2022

Le patron de Twitter Elon Musk a partagé la deuxième partie des “dossiers de Twitter”. Cette fois, il est notamment révélé que des employés du réseau social auraient établi des listes noires de certains utilisateurs.

Elon Musk avait promis que de nouvelles informations allaient être dévoilées sur les « Twitter files » – les « dossiers de Twitter » en français. Le patron du réseau social a tenu sa parole, et a mis en lien le compte Twitter de la fondatrice et rédactrice en chef du média The Free Press, Bari Weiss. Cette dernière a fait savoir que des employés de Twitter auraient établi des listes noires de certains utilisateurs, empêché certains tweets de remonter dans la fameuse catégorie tendance et limité activement la visibilité de comptes entiers ou même de sujets d’actualité. Et ce, sans en informer les utilisateurs.

Sur la plateforme à l’oiseau bleu, Bari Weiss a donné l’exemple d’un docteur de Stanford nommé Dr Jay Bhattacharya. Le scientifique avait déploré sur Twitter que les confinements, mis en place en lien avec la crise du Covid-19, pouvaient nuire aux enfants. « Twitter l’a secrètement placé sur une ‘liste noire des tendances’, ce qui a empêché ses tweets d’être vus par le plus grand nombre », a déclaré la journaliste. L’animateur Dan Bongino aurait lui aussi été placé sur la « liste noire de recherche ». De même pour le militant conservateur Charlie Kirk, dont le compte aurait été accolé à l’étiquette « Ne pas amplifier ». 

Bari Weiss a toutefois indiqué que Twitter a nié les faits en bloc. L’ancien responsable de la politique juridique et de la confiance, Vijaya Gadde, et l’ex-chef de produit de Twitter Kayvon Beykpour avaient assuré, en 2018, n’avoir jamais entrepris de telles démarches. « Et nous ne suivons certainement pas l’interdiction basée sur des points de vue politiques ou idéologiques », avaient-ils ajouté, comme le rappelle la journaliste. Pourtant, un ingénieur de Twitter aurait glissé à Bari Weiss que le réseau social contrôlait « pas mal la visibilité » : « Nous contrôlons un peu l’amplification de votre contenu. Et les gens normaux ne savent pas ce que nous faisons », aurait-il fait savoir. Deux autres employés auraient confirmé ces informations à la rédactrice.

(…) Valeurs

2. Twitter once had a mission “to give everyone the power to create and share ideas and information instantly, without barriers.” Along the way, barriers nevertheless were erected.

— Bari Weiss (@bariweiss) December 9, 2022

6. Twitter denied that it does such things. In 2018, Twitter's Vijaya Gadde (then Head of Legal Policy and Trust) and Kayvon Beykpour (Head of Product) said: “We do not shadow ban.” They added: “And we certainly don’t shadow ban based on political viewpoints or ideology.”

— Bari Weiss (@bariweiss) December 9, 2022

8. “Think about visibility filtering as being a way for us to suppress what people see to different levels. It’s a very powerful tool,” one senior Twitter employee told us.

— Bari Weiss (@bariweiss) December 9, 2022

12. The group that decided whether to limit the reach of certain users was the Strategic Response Team – Global Escalation Team, or SRT-GET. It often handled up to 200 "cases" a day.

— Bari Weiss (@bariweiss) December 9, 2022

14. This secret group included Head of Legal, Policy, and Trust (Vijaya Gadde), the Global Head of Trust & Safety (Yoel Roth), subsequent CEOs Jack Dorsey and Parag Agrawal, and others.

— Bari Weiss (@bariweiss) December 9, 2022

16. One of the accounts that rose to this level of scrutiny was @libsoftiktok—an account that was on the “Trends Blacklist” and was designated as “Do Not Take Action on User Without Consulting With SIP-PES.” pic.twitter.com/Vjo6YxYbxT

— Bari Weiss (@bariweiss) December 9, 2022

18. Twitter repeatedly informed Raichik that she had been suspended for violating Twitter’s policy against “hateful conduct.”

— Bari Weiss (@bariweiss) December 9, 2022

20. The committee justified her suspensions internally by claiming her posts encouraged online harassment of “hospitals and medical providers” by insinuating “that gender-affirming healthcare is equivalent to child abuse or grooming.”

— Bari Weiss (@bariweiss) December 9, 2022

22. When Raichik told Twitter that her address had been disseminated she says Twitter Support responded with this message: "We reviewed the reported content, and didn't find it to be in violation of the Twitter rules." No action was taken. The doxxing tweet is still up. pic.twitter.com/tUeaBP1bS4

— Bari Weiss (@bariweiss) December 9, 2022

24. Six days later, in a direct message with an employee on the Health, Misinformation, Privacy, and Identity research team, Roth requested more research to support expanding “non-removal policy interventions like disabling engagements and deamplification/visibility filtering.” pic.twitter.com/lqiJapHjct

— Bari Weiss (@bariweiss) December 9, 2022

26. He added: “We got Jack on board with implementing this for civic integrity in the near term, but we’re going to need to make a more robust case to get this into our repertoire of policy remediations – especially for other policy domains.”

— Bari Weiss (@bariweiss) December 9, 2022

03/12/2022

C’est tordu/foireux [“f-ed”].

Twitter a “simplement improvisé” sa décision sans fondement de censurer peu avant l’élection de 2020 le scoop du New York Post à propos de l’ordinateur portable de Hunter Biden. Des cadres de haut niveau du géant des réseaux sociaux convenant que cette décision controversée était tordue/foireuse [“f-ked”], comme le révèlent des communications internes accablantes publiées par le PDG Elon Musk vendredi.

Le chaos et la confusion qui ont régné à huis clos chez Twitter immédiatement après la révélation de l’affaire Hunter Biden en octobre 2020 montrent qu’un petit groupe de cadres supérieurs a décidé de qualifier l’histoire du Post de “matériel piraté” sans aucune preuve – ce derrière le dos du fondateur et PDG de l’époque, Jack Dorsey.

Peu après 18 heures, M. Musk a tweeté un lien vers le compte du journaliste indépendant Matt Taibbi, qui a mis en lumière la décision de censure louche de Twitter en publiant ce qui semblait être des courriels expurgés entre des employés de Twitter.

La décision de censurer l’histoire du Post a été prise “aux plus hauts niveaux de l’entreprise”, selon Taibbi, mais sans l’implication de Dorsey.

[…]

“Dire que c’était du piratage était l’excuse, mais en quelques heures, à peu près tout le monde a compris que ça ne tiendrait pas. Mais personne n’a eu le courage de faire marche arrière”, ajoute l’ex-employé.

“Ils se sont contentés d’improviser ça”, a déclaré un ancien employé à Taibbi à propos de la façon dont la décision a été prise.

La décision a laissé des cadres de haut niveau perplexes.

“J’ai du mal à comprendre le fondement politique de la décision de marquer ce site comme dangereux”, avait écrit Trenton Kennedy, un responsable de la communication, dans un courriel interne adressé à ses collègues.

[…]

Selon [le journaliste indépendant] Matt Taibbi, Twitter a même eu recours à une tactique rarement utilisée pour arrêter la diffusion de l’information – bloquer le partage de liens vers l’histoire par message direct, un outil habituellement utilisé uniquement dans des “cas extrêmes”, comme pour stopper la diffusion de pornographie infantile.

La censure de l’histoire par Twitter avait conduit le compte de Kayleigh McEnany, alors attachée de presse de la Maison-Blanche, à être bloqué à quelques semaines de l’élection de 2020.

Dans un courriel partagé par Taibbi, Mike Hahn, membre du personnel de la campagne Trump, avait envoyé une missive furieuse au géant des médias sociaux, exigeant de savoir quand elle serait débloquée.

“Mais faites au moins semblant de vous y intéresser pendant les 20 prochains jours”, avait écrit Hahn.

[…]

Matt Taibbi a également révélé des courriels de l’entreprise répondant à une demande “de l’équipe de Joe Biden” pendant la période précédant l’élection de 2020 – peu de temps après que l’entreprise eut sévi contre l’histoire sur Hunter Biden du New York Post.

Un autre, daté du 24 octobre 2020, indiquait “Un signalement supplémentaire du DNC”, une référence apparente au Comité national démocratique.

Un autre, daté du 24 octobre 2020, indiquait “Encore d’autres à examiner à la demande de l’équipe Biden”, accompagné d’une liste de tweets.

En réponse, quelqu’un a répondu : “Je les ai traités.”

Matt Taibbi a également tweeté : “Les deux partis avaient accès à ces outils. Par exemple, en 2020, des demandes de la Maison Blanche de Trump et de la campagne de Biden ont été reçues et honorées.”

Mais l’ancien rédacteur de Rolling Stone a déclaré que le “système n’était pas équilibré” et “était basé sur des contacts.”

“Parce que Twitter était et est très majoritairement composé de personnes d’une seule orientation politique, il y avait plus de canaux, plus de moyens de se plaindre, ouverts à la gauche (enfin, aux démocrates) qu’à la droite”, écrit-il.

Avant son rachat pour 44 milliards de dollars, Musk avait déjà exprimé clairement sa position sur la débâcle du Post contre Twitter, en déclarant en avril que la décision de la plateforme était “évidemment incroyablement inappropriée”.

Twitter, ainsi que Facebook, ont pris des mesures de censure extraordinaires à l’encontre du Post lorsqu’il a publié pour la première fois son exposé sur le florilège d’e-mails découvert sur l’ordinateur portable de M. Hunter en octobre 2020.

La plateforme a interdit aux utilisateurs de partager l’article – et a également bloqué le New York Post de son compte Twitter pendant plus de deux semaines en raison d’allégations sans fondement selon lesquelles l’article utilisait des informations piratées.

Jack Dorsey, le PDG de Twitter à l’époque, a admis plus tard, lors d’une audience du Congrès sur la désinformation et les réseaux sociaux en mars de l’année dernière, que le blocage de l’article du Post était une “erreur totale”.

Il n’a pas voulu révéler qui était responsable de cette erreur.

Alors que de nombreux médias grand public ont d’abord ignoré ou cherché à saper les informations du Post, le New York Times et le Washington Post ont fini par authentifier le contenu de l’ordinateur portable, 18 mois plus tard.

The New York Post

Tune in for Episode 2 of The Twitter Files tomorrow!

— Elon Musk (@elonmusk) December 3, 2022

This former Twitter executive was just caught making up a 100% bullshit justification for imposing unprecedented censorship weeks before an election, then claims this revelation is somehow causing "harm" — a similarly fake concept he contrived to make other bullshit decisions https://t.co/aUh0NqvJwi pic.twitter.com/vkg5tfoWjb

— Michael Tracey (@mtracey) December 3, 2022