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France

Un plan de restructuration pour Conforama

« Il n’est pas question que Conforoma soit vendu à la découpe. Mon objectif est que le groupe puisse vivre seul », a affirmé Cédric Dugardin, le PDG de l’enseigne de mobilier dans le Journal du Dimanche (JDD), détaillant le plan de restructuration qui doit être négocié avec les organisations syndicales à partir du mardi 16 juillet.

Interrogé sur la possibilité d’une vente par morceaux du groupe, le dirigeant a balayé cette hypothèse. « On est dans le fantasme intégral », a-t-il insisté. Mais il n’a pas écarté la possibilité d’une cession du groupe en un bloc.

Conforama sombre dans la crise

Des résultats « intenables »

« Nous étudierons toutes les opportunités qui pourraient se présenter », a reconnu Cédric Dugardin, précisant toutefois que son plan était d’abord conçu « pour réduire les pertes et relancer la marque » afin qu’elle puisse « reprendre son destin en main ».

Détenu par le groupe sud-africain Steinhoff, Conforama enregistre depuis six ans des pertes qui se chiffrent désormais à 500 millions d’euros. Selon la direction, 76 des 196 magasins seraient déficitaires.

Face à ces résultats jugés « intenables », le dirigeant, en poste depuis trois mois, a proposé un plan de restructuration qui prévoit la suppression de 1 900 postes sur 8 229 salariés, ainsi que la fermeture de 32 magasins de l’enseigne Conforama et de 10 magasins Maison Dépôt.

Dans l’entretien au JDD, Cédric Dugardin précise les conditions dans lesquelles pourrait être mis en place ce plan. Celui-ci s’étalera sur 18 à 24 mois, les premières fermetures de sites pouvant intervenir au cours du premier semestre 2020. Les départs des salariés seraient également étalés dans le temps, jusqu’en 2021.

Des négociations sous tension

La direction souhaite mettre en place un plan de départs volontaires pour « limiter au maximum les départs contraints » et s’engage à « tout mettre en œuvre pour trouver des repreneurs aux magasins en fermeture ».

Mais ces engagements ne semblent pas avoir convaincu toutes les organisations syndicales. Les premiers échanges, vendredi 12 juillet, entre direction et représentants du personnel ont été marqués par de fortes tensions. Plusieurs élus ont d’ailleurs décidé de se retirer, dénonçant les mauvaises conditions d’organisation du comité central d’entreprise qui avait été une première fois annulé, la veille.

Une réunion de négociation sur le contenu du plan, notamment les mesures d’accompagnement pour les salariés, doit se tenir mardi 16 juillet. « La politique de la chaise vide ne servirait pas la cause des salariés », a prévenu le patron de Conforoma. Pour lors, trois organisations sur quatre ont confirmé leur présence.

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