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Vaccination anti-Covid : le rappel est bien ouvert à tous, assure François Braun

Les conditions étaient floues, le ministre vient d’apporter de la clarté. «Tout le monde peut se faire vacciner» avec un rappel anti-Covid, assure ce vendredi matin François Braun, ministre de la Santé, sur le plateau de BFMTV /RMC. «La vaccination n’est pas réservée aux personnes à risque, aux plus de 60 ans», poursuit-il. Tout en concédant que «la cible, même si le terme n’est pas très bon, ce sont les plus fragiles.»

Commencée le 3 octobre, la campagne de rappel automnale a été particulièrement critiquée pour sa confusion. La communication s’est surtout concentrée sur les personnes les plus fragiles (notamment celles âgées de plus de 60 ans, immunodéprimées, atteintes de maladies chroniques). Des témoignages ont même pointé, offusqués, le refus de pharmaciens de vacciner des moins de 60 ans. «Ce n’est pas acceptable, tranche le ministre. Il y a déjà des directives disant que la vaccination est ouverte à tout le monde.» Se faire vacciner avant d’aller voir ses parents âgés est «tout à fait normal» juge-t-il - et même fortement recommandé par les scientifiques.

La vaccination est la principale arme pour lutter contre l’épidémie, qui circule activement à deux semaines des fêtes de fin d’année. La Haute Autorité de Santé vient même d’autoriser deux nouveaux vaccins, des laboratoires Sanofi et Novavax, pour favoriser la campagne vaccinale. Mais elle patine encore trop. Au 5 décembre, 9,7 % des 60-79 ans éligibles à la vaccination avaient reçu un rappel adapté à omicron et 12,8 % pour les plus de 80 ans, selon Santé Publique France. «Nous allons avoir, avec mon collègue Jean-Christophe Combe (ministre des Solidarités, ndlr), un message encore plus fort vis-à-vis des directeurs d’Ehpad, précise François Braun. Il invoque sa «responsabilité» de porter ce message pour les personnes à risques : «Ce sont celles qui peuvent mourir.» A fortiori face à un variant BQ.1.1 devenu majoritaire et résistant à tous les anticorps monoclonaux.

Un ministre démasqué

Côté gestes barrières, et en particulier le masque, les soignants, épidémiologistes ou même associations de patients martèlent la nécessité de le rendre à nouveau obligatoire dans les lieux clos. Le ministre, lui, en appelle à la «responsabilité» et préfère les appels solennels à la coercition. «Dans des endroits confinés, avec beaucoup de monde, porter un masque, ça vous protège vous, les personnes à côté de vous, le système de santé en forte tension» insiste-t-il toutefois.

Sans, lui-même, en porter un sur le plateau où il est interviewé. «Nous ne sommes que deux, je vous ai demandé si vous aviez des facteurs de risque particuliers, le studio est vaste, nous ne sommes pas en promiscuité, justifie celui qui est aussi ministre de la Prévention. En soulignant : «Si nous repartions en métro, je conseillerais de porter le masque.» Réuni hier avec Emmanuel Macron dans un bus fermé à Fontaine-le-Comte, il était pourtant là aussi bel et bien démasqué.