France
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Xavier Bertrand lance officiellement son nouveau parti, Nous France

Xavier Bertrand tente un retour sur l’échiquier politique français. Il lance officiellement samedi 1er octobre son mouvement Nous France, bien décidé à participer à la reconstruction de la droite, déboussolée après le sévère échec de l’élection présidentielle.

Un millier de personnes sont attendues à Saint-Quentin (Aisne) pour une journée « studieuse et conviviale », avec au programme des ateliers, un déjeuner et vers 16 h 30 le discours du président de ce parti issu du think tank La Manufacture. Parmi les 250 élus, environ 25 parlementaires Les Républicains sont attendus, comme les députés Pierre-Henri Dumont et Julien Dive, ou les sénateurs Dominique Estrosi-Sassonne et Jean-François Rapin. Une « carte blanche » a été également confiée à Gilles Finchelstein, président de la fondation Jean-Jaurès (centre gauche), chargé de plancher sur les raisons de la défaite de la droite.

Les valeurs d’une « droite populaire »

Nous France restera associé aux Républicains, avec l’ambition de défendre les valeurs d’ « une droite populaire, enracinée dans les territoires, attachée à l’ordre et au travail, confiante dans le progrès et qui fait confiance aux entreprises », affirmait Xavier Bertrand mercredi au Figaro.

→ Lire aussi « Le spectre d’une marginalisation définitive des Républicains n’est pas à exclure »

Le président des Hauts-de-France assurait pourtant l’an dernier que, s’il ne l’emportait pas en 2022, c’en serait « terminé » de ses ambitions présidentielles. C’était en juin 2021, à l’époque où les sondages le créditaient de 16 % des intentions de vote pour l’élection du printemps 2022.

Entretemps, il a subi une sévère désillusion avec son échec au premier tour de la primaire de la droite, où il était arrivé en quatrième position. La candidate désignée de Les Républicains, Valérie Pécresse, avait ensuite enregistré un score désastreux de 4,8 % au premier tour du scrutin présidentiel, l’électorat de droit ayant été aspiré par Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Éric Zemmour.

Hostilité envers le Rassemblement national

Xavier Bertrand, qui a toujours affiché son hostilité au Rassemblement national, continue de juger essentiel de refuser la « ligne identitaire ». Il appelle à « dire clairement non à toute idée mortelle d’union de la droite et de l’extrême droite ». « Ceux qui tendent la main au RN aujourd’hui finiront comme en Italie demain, à lui manger dans la main », assurait-il mercredi dans le quotidien La Voix du Nord.

Une façon voilée de prendre ses distances avec la ligne dure défendue par le député Éric Ciotti, candidat à la présidence des Républicains. Son retour risque aussi de venir percuter les ambitions de Laurent Wauquiez qui fait figure de recours pour Les Républicains avec sa ligne très droitière. Comme lui, le président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a fait un pas de côté par rapport à LR dont il a renoncé à briguer la présidence.