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XV de France : la méthode Galtier

Rugby 27 tricolores sont à Marcoussis pour un premier stage. L’occasion pour le staff de poser les bases d’un été chargé.

Cette fois-ci, mine de rien, on y est ! Ou presque ! À un peu plus de deux mois et demi du premier match de la Coupe du monde de rugby, un certain France – Nouvelle-Zélande, le 8 septembre au Stade de France, les Bleus sont en ordre de bataille à Marcoussis (Essonne) pour une première revue de l’effectif, depuis mercredi et jusqu’à ce vendredi. Certes, ce ne sont pas, pour le plus grand nombre, les titulaires que l’on retrouvera sur la pelouse le 8 septembre, puisque 80 % d’entre eux jouent les phases finales ce week-end du top 14 (Stade Toulousain, Racing 92, La Rochelle et Bordeaux-Bègles), mais Fabien Galthié, sélectionneur, et Raphaël Ibanez, manager général, présents en conférence de presse au Centre national du rugby de Marcoussis, voulaient effectuer une première revue de l’effectif : « Il était important de revoir certains joueurs avec ou sans sélection et les blessés en phase de retour », ont-ils expliqué.

Une première revue pour ne pas mettre tous les œufs dans le même panier : « Tous les joueurs doivent être prêts, même ceux qui ne sont pas sur la liste. Nous ne sommes pas à l’abri de blessures ce week-end et par la suite. Nous devons être en permanence dans l’anticipation », martèle le sélectionneur. Voilà sans doute pourquoi, il y a quelques semaines, tout le staff s’était retrouvé dans le petit village de Montgesty, dans le Lot – fief de Galthié –, afin de poser les bases d’une longue préparation mitonnée aux petits oignons.

Rien n’est laissé au hasard

Outre le stage à Marcoussis qui prend fin ce week-end et où 23 joueurs vont vivre une prépa avec les moins de 20 ans, « ils devront avoir l’ambition d’entrer dans le vestiaire des 42. Cette première liste est très importante pour nous, parce qu’elle nous préparera à préparer, comme on s’entraîne parfois à entraîner ». Les Bleus se retrouveront ensuite en stage à Monaco (3 au 14 juillet), avant de poursuivre à Marcoussis (24 juillet au 3 août) et de terminer dans les Landes à Capbreton (du 7 au 25 août).

Deux longs mois, donc, qui auront fait suite à quatre années de réflexions et de mise en place de la méthode Galthié où les vieilles recettes tant de fois entendues par le passé –  « le combat et le respect des valeurs du rugby » – ne suffisent plus dans un rugby où chaque détail compte. Le sélectionneur n’a rien laissé au hasard. Il a ainsi rencontré tous les sélectionneurs et anciens capitaines ayant vécu une coupe du monde afin d’avoir leur ressenti sur une telle compétition : temps forts, temps faibles, qu’ils soient physiques ou émotionnels.

Dans le même ordre d’idée, alors qu’il était de coutume de ne jouer que peu de matchs amicaux avant la date fatidique, les Bleus devront cette fois-ci en effectuer quatre (un à l’extérieur, à Édimbourg, le 5 août, un autre à Saint-Étienne, toujours contre l’Écosse, le 12 août, puis à Nantes, contre les Fidji, le 19 août, et enfin au Stade de France, contre l’Australie, le 26 août). Un risque pour le staff ? Oui et non, pondère le sélectionneur : « C’est le panachage parfait. On va pouvoir se frotter à des nations du Sud et une du Nord qui ont parfois des approches différentes. Quatre matchs, c’est cohérent et ça permet à tout le monde d’être à son meilleur niveau. Pour jouer une coupe du monde, il faut être déjà en configuration de match avant le jour J. » Et qu’importe la casse possible, d’où la nécessité de garder, au-delà des sélectionnés, un maximum de joueurs prêts à intervenir le cas échéant.

Deux coupures d’une semaine durant l’été

Reste enfin un point que nombre de sélectionneurs avaient occulté lors des dernières coupes du monde : la vie en communauté sur une longue période. Les joueurs bénéficieront de deux coupures d’une semaine durant l’été, mais ils pourront aussi profiter de leur famille lors du dernier stage : « On a choisi le site de Capbreton-Seignosse parce qu’on voulait faire vivre à nos joueurs et à notre staff une prépa équilibrée dans un cadre différent. On ne sera pas à l’hôtel, mais dans la nature, dans un village, avec, pour chaque membre, une maison ou un bungalow à disposition. Chacun d’entre nous pourra donc vivre avec sa famille ce moment de la préparation », termine Raphaël Ibanez. Du cousu main pour espérer, au final, se retrouver le 28 octobre à soulever la Coupe.