France
This article was added by the user . TheWorldNews is not responsible for the content of the platform.

Zéro artificialisation nette : Laurent Wauquiez annonce que la région Auvergne-Rhône-Alpes se retire du dispositif

Une porte qui claque. Le président (LR) d’Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a annoncé ce samedi 30 septembre la sortie de sa région du «zéro artificialisation nette» (ZAN) fustigeant un texte «ruralicide». La loi ZAN, adoptée en juillet, confie aux régions la tâche de se fixer un objectif de réduction de la bétonisation des terres à travers leur document de planification (Sraddet), pour atteindre le «zéro artificialisation nette» en 2050.

«Mettre sous cloche les décisions des permis de construire sur la ruralité, cela signifie qu’on s’interdit toute forme d’avenir […] J’ai décidé que la région se retirait du processus. On le fait en lien avec les départements avec lesquels on a échangé dessus», a déclaré Laurent Wauquiez, à l’Alpe d’Huez (Isère), sous les applaudissements nourris de membres de l’Association des maires ruraux de France (AMRF) réunis en congrès. Au printemps, l’Association des maires de France (AMF), présidé par une autre figure de la droite, David Lisnard, avait déjà porté le fer contre le ZAN.

En France, 20 000 à 30 000 hectares sont artificialisés chaque année, c’est-à-dire qu’ils perdent leur caractère naturel, agricole ou forestier pour devenir des zones d’habitation, industrielles ou encore des routes C’est pour inverser cette tendance, qui a des effets délétères sur la biodiversité ou l’adaptation au changement climatique, que le ZAN a été adopté. Selon la loi, les régions devront répartir l’effort de réduction d’artificialisation des sols entre les différentes zones de leur périmètre régional, des schémas de cohérence territoriale (Scot) au niveau du département, jusqu’aux plans locaux d’urbanisme (PLU) et cartes communales. «Chez nous si les gens viennent c’est précisément parce qu’il y a un peu d’espace, sinon quelle est notre chance ?», a interrogé Laurent Wauquiez, reprochant à la Première ministre Élisabeth Borne de «ne pas avoir tenu ses promesses».

Rentrée politique

Jusqu’ici discret sur la scène politique nationale, Laurent Wauquiez, qui nourrit des ambitions présidentielles pour 2027, doit effectuer sa rentrée politique nationale dimanche à Valence (Drôme) à l’occasion du campus des Jeunes Républicains. Devant les maires ruraux, le patron de la région a rappelé ses supposées racines rurales avant de dénoncer une France «à deux vitesses» entre métropoles riches et campagnes appauvries.

Accusé de coupes claires dans les subventions culturelles de sa région, il a invoqué le rééquilibrage culturel nécessaire selon lui «pour mettre plus de culture en zone rurale». «Le ministère de la Culture […] affecte 800 euros par habitant aux habitants de Paris dans son budget de la politique culturelle. Dans nos zones rurales […] c’est 20 euros par habitant qui sont consacrés», a-t-il affirmé. «Est-ce que les gens de chez nous n’ont pas droit aux bibliothèques, aux festivals ?», a-t-il encore interrogé.

Laurent Wauquiez a également contesté «la folie des normes» et plaidé pour le retour des «services publics, un atout et non un coût, en milieu rural».