Gabon
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Élections générales 2023 : Alternance 2023 sonne l’«Alerte rouge»

Pour la plateforme Alternance 2023, le calendrier électoral adopté en Conseil des ministres du 26 juin dernier et la révision de lois menacent l’organisation d’élections apaisées au Gabon en 2023. Ces actes, posés par les tenants du pouvoir, seraient en train de conduire le pays dans l’« abîme et l’inconnu». Toutefois, ces hommes et femmes assurent rester déterminés à vaincre démocratiquement ce pouvoir, même avec ses propres règles «iniques», grâce à une mobilisation souhaitée sans précédent des Gabonais.

Le président d’Alternance 2023, François Ndong Obiang, dénonçant, le 21 juillet dernier, un calendrier électoral et une révision de lois qui menacent l’organisation d’élections apaisées au Gabon en 2023. © D.R.

L’heure est grave, très grave, le Gabon est en danger, affirment les membres de la plateforme Alternance 2023, engagés pour le changement. Pour ces derniers, le calendrier électoral, entériné par le pouvoir en place, menace l’organisation d’élections apaisées en 2023. «L’impréparation manifeste» et la «désorganisation», sont autant de raisons qui ne favoriseraient pas une élection transparente et démocratique le 26 août prochain… Bien au contraire.

© D.R.

«Après une mise en place frauduleuse du Centre gabonais des élections ayant à sa tête un PDGiste notoire et le commerce des récépissés lors des enrôlements bâclés, le pouvoir prétend organiser trois élections au même moment. Comment en effet, penser qu’une telle organisation simultanée de tous les scrutins pourrait rassurer les acteurs politiques et les électeurs que nous sommes, lorsque les précédentes expériences électorales ont démontré l’incapacité des tenants actuels du pouvoir à organiser convenablement et dans la transparence la seule élection présidentielle ?», a interrogé le président d’Alternance 2023, François Ndong Obiang, le 21 juillet dernier.

A quel moment, les électeurs et la classe politique ont-ils été édifiés sur la faisabilité d’un scrutin groupé ? Combien d’urnes, combien de scrutateurs, combien de représentants de candidats pour chaque type de scrutin seront-ils présents dans chaque bureau de vote ? Combien de temps devrons-nous attendre avant d’avoir les résultats de tous ces scrutins lorsque la seule élection présidentielle de 2016 a pris près de quatre jours avant la délibération alors que, sous d’autres cieux, les résultats de millions d’électeurs sont disponibles quelques heures plus tard ? Autant de questions adressées au génie du prochain test grandeur nature d’élection générale au Gabon, qui attendent d’obtenir des réponses claires et sincères. Pour Alternance 2023, il est clair que les prochaines élections ne seront ni transparentes, ni démocratiques, ni crédibles.

Le peuple du changement mobilisé à la déclaration d’Alternance 2023 sur un calendrier électoral et une révision de lois qui menacent l’organisation d’élections apaisées au Gabon en 2023. © D.R.

«En effet, depuis le début du processus électoral, le pouvoir n’a eu de cesse de poser des actes qui indiquent clairement qu’il n’est pas disposé à organiser les prochaines élections dans les conditions de transparence qui en garantiraient leur crédibilité. (…) Depuis le démarrage effectif du processus électoral, tout a été entrepris pour que rien ne se déroule conformément à la loi. (…) La preuve la plus manifeste de cette volonté de passer en force est illustrée par les dernières modifications en catimini de la loi sur les enveloppes et sur la représentation des candidats dans les bureaux de vote. A un mois des élections, le gouvernement et le Parlement se permettent de changer les règles du jeu en plein match. Nous ne pouvons pas l’accepter», a souligné François Ndong Obiang, refusant de croire à un miracle sur une probable réussite dans l’organisation des scrutins avenirs pas le pouvoir en place.

Cependant, Alternance 2023, par la voix de son président en exercice, a interpellé officiellement les Nations unies et la communauté internationale sur les manœuvres du pouvoir qui ne seraient pas à garantir au pays un meilleur lendemain au soir du 26 août prochain. Plutôt que d’observer dans l’«indifférence» cet état de fait, ces derniers sont invités à faire de la prévention. «Nous n’accepterons plus jamais de nous soumettre à la violence et aux mascarades de ce pouvoir rétrograde et totalement à bout de souffle ! Nous prenons l’opinion publique internationale à témoin et demandons au peuple gabonais d’être en alerte rouge, car nous ne sommes pas prêts à accepter une 3e forfaiture électorale après 2009 et 2016».