Gabon
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« Je défie quiconque des opposants qui sont là, personne n’est capable de prendre le pouvoir » (Féfé Onanga )

Féfé Onanga semble ne pas avoir perdu de sa verve. L’ancien président du Mouvement populaire des radicaux (MPR), rangé désormais aux côtés d’Ali Bongo Ondimba pour qui, il envisage une réélection sans bavure en août prochain, a, indiqué dans une causerie politique le weekend écoulé à Port-Gentil, qu’aucun exposant n’est capable de battre l’actuel Chef de l’Etat à sa propre succession.

« Je défie quiconque des opposants qui sont là, personne n’est capable de prendre le pouvoir », a martelé M. Onanga, appelant par la suite ses partisans d’aller s’inscrire massivement pour voter Ali Bongo le moment venu.

L’ancien opposant, a, par ailleurs  profité de cette rencontre pour clarifier les choses et éteindre les spéculations sur son retour au PDG, lui que certains qualifieraient aujourd’hui de « traitre » pour avoir été en 2016 aux côtés de Jean Ping.

« Je sais que de part et d’autre, certains disent, regardez-moi celui-là, hier il chantait pour Jean Ping, aujourd’hui il chante pour Ali Bongo Ondimba. C’est un traitre. Mais non ! Quand on se dit opposant, ce n’est pas s’asseoir devant la piscine où être à la maison. Un homme qui veut prendre le pouvoir n’a pas peur de la mort », a-t-il fait savoir en s’adressant aux opposants.

C’est à ce titre et estimant créé un rapport de force, qu’en 2014 Féfé Onanga  a mis  en place  le Mouvement Populaire des Radicaux (MPR), dont l’objectif était de soutenir Jean Ping. Ce qui a fait de lui d’être l’un des seuls opposants existants dans la province de l’Ogooué-Maritime après que Me Séraphin Ndaot Rembogo ait signé le pacte social, marquant son alliance avec le pouvoir.

Une situation qui lui a valu des foudres à l’époque, il lui avait été donné une interdiction formelle par le ministre de l’intérieur, de s’exprimer aux couleurs du MPR, car n’étant pas légalisé. Pour avoir commencé à faire de la politique dès l’âge de 17 ans, Féfé Onanga dit savoir encaisser les coups bas. Et cette expérience passée au sein de l’opposition gabonaise n’est qu’un lointain souvenir.

« J’ai dormi deux semaines chez les forces de l’ordre et ma maison a été brûlée. Et pour me soutenir, sans fierté ; il m’a envoyé par Airtel Money sans frais 250.000 FCFA. Ne vous demandez pas pourquoi je suis parti de l’opposition pour le PDG », a-t-il expliqué avec désolation.

Féfé Onanga n’a pas manqué d’interpeller ses sympathisants à ne pas se décourager mais à faire désormais confiance à Ali Bongo Ondimba. Une confiance qui passe inéluctablement par le changement de mentalité et de vision.

Vincent Ranozinault