Gabon
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Législatives 2023 : l’Abbé Jean Bernard Asseko «à l’Assemblée nationale comme en mission de salut pour le Gabon» ?

C’est l’un des premiers candidats officiels aux prochaines législatives. Ce prêtre catholique entend se présenter au 4e du département du Ntem, Canton Kess-Koum-Mboa. Dans l’entretien accordée à GabonReview ce mardi, il décline certaines de ses motivations.

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GabonReview : Mr l’Abbé, qu’est-ce qui justifie votre candidature aux prochaines législatives, surtout que vous êtes prêtre ?

Abbé Jean Bernard Asseko :  Prêtre passionné de la vie en société. Cela fait de moi, depuis mon jeune âge, un amoureux de la politique.

Je suis particulièrement frappé par le recul du niveau de vie des populations que je côtoie au quotidien. Et je ne voudrais rester ni insensible, ce qui serait inhumain ; ni muet, ce qui ferait de moi un complice de l’état de choses, ni passif sinon le Christ me renierait.

GabonReview : Vos sorties sur les réseaux sociaux ou vos homélies n’ont pas suffi pour vous faire entendre ?

Abbé Jean Bernard Asseko :  Je suis passé par plusieurs alertes pour éveiller la conscience de l’Église et celle de nos gouvernants. J’ai rencontré personnellement le président Ali Bongo, devant témoins, pour lui exprimer ma déception et celle des Gabonais réels (car il me semble qu’il y a des Gabonais différents de nous qui ne sentent aucun malaise).

J’ai écrit et publié, dans les journaux et sur le Net, des articles que je croyais émouvants pour heurter certaines sensibilités et ramener tous à une rectitude morale et sociale. Toutes ces initiatives sont restées atones.

GabonReview : Et pourquoi le choix de l’Assemblée nationale ?

Abbé Jean Bernard Asseko :  Je suis frappé par la perte du rôle de l’Assemblée nationale dans notre pays qu’on dit démocratique. L’Assemblée nationale gabonaise est constituée de députés aux ordres, ne garantissant que les intérêts de la famille présidentielle, et ceux du PDG, au détriment de ceux du peuple.

Or, si le Gabon va mal, ce n’est peut-être pas uniquement de la faute du président de la République, ou celle du gouvernement. C’est avant tout l’Assemblée nationale qui en est responsable.

Les parlementaires gabonais ont voté, contre l’avis du peuple souverain et en l’absence du président de la République, l’homosexualité et la dépénalisation de l’adultère. Poussés par les aspirations de la Première Dame et de ses nombreux complices. C’est inconcevable dans un pays où la faible population constitue le principal handicap.

Le Gabon notre pays est surendetté et l’Assemble Nationale est incapable de réguler le problème. Pour ma part, j’ai trop parlé dehors et personne ne m’entend du dehors. Je voudrais aller à l’Assemblée nationale pour évangéliser cette institution. Je voudrais aller à l’Assemblée nationale comme en Mission de Salut pour le Gabon. Je voudrais aller à l’Assemblée nationale pour donner au député ses lettres de noblesse.

Et c’est à ce titre que le Gabon entier doit se joindre à moi pour chasser de l’Assemblée nationale, la plupart de ceux qui y logent aujourd’hui et confier La Maison Du Peuple à d’autres Gabonais soucieux du Gabon et de son Peuple.

GabonReview : Il y a là comme un air de déjà entendu. Qu’est-ce qui vous distinguera comme député ?

Abbé Jean Bernard Asseko :  Pour montrer que je ne vais pas à l’Assemblée pour les honneurs ou pour de l’argent, je verserai aux populations de mon siège (Canton Kess-Koum-Mboa – ndlr), un million de mon salaire chaque mois et dans l’ordre alphabétique. En commençant donc par 500 mille à Abega et 500 mille à Akam. Le mois suivant, Akom Essatouk et Akom Essandone passent à la caisse.

Je considère ce million comme « trop perçu » et donc à reverser aux ayant-droits. C’est-à-dire au peuple. Je garderai les 500 mille restants pour compenser mon salaire d’enseignant de philosophie.

GabonReview : Quelque chose d’autre vous tient à cœur ?

Abbé Jean Bernard Asseko :  Ceux qui me connaissent savent que même si je me présente sous la bannière de l’union nationale, ou comme indépendant de Gabon D’Abord, je suis si gros au point où aucun parti ne peut me contenir à lui seul. Je me sens de tous les partis et même du PDG, parti de la plupart de mes parents et amis. Et je sais que tous me porteront à l’Assemblée.