Gabon
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Présidentielle 2023 : Sur les routes dégradées d’Owendo, Barro Chambrier clame l’échec d’Ali Bongo

Le président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) s’est rendu, le 10 juin, au quartier dit L’Oprag dans la commune d’Owendo où il a animé une causerie politique. Après un porte-à-porte débuté par le quartier Ça-M’Étonne, Alexandre Barro Chambrier qui a parcouru les routes dégradées de L’Oprag-En-Haut, a réitéré son engagement à œuvrer pour le changement et l’alternance au Gabon où, cette année, seront organisés trois scrutins dont la présidentielle. «Je vous le dis, ils ne pourront pas gagner cette élection», a-t-il martelé clamant l’échec d’Ali Bongo et le parti qui le soutient depuis 14 ans.

Barro Chambrier sur les pistes d’Owendo à la rencontre des populations. © D.R.

S’il n’a officiellement pas encore déclaré sa candidature à la présidentielle 2023, il semble afficher avec constance son engagement pour le changement et l’alternance au Gabon. Alexandre Barro Chambrier qui occupe le terrain politique depuis plusieurs mois, cristallise bien d’attention au point que certains le présentent comme l’un des principaux challengers de l’actuel président qui lui aussi, entretient le suspens quant à sa candidature. Seront-ils candidats ? Alors qu’Ali Bongo parcourt le pays et assure qu’il a encore beaucoup à faire pour son développement, Alexandre Barro Chambrier sillonne ses recoins et dit apporter, aux populations, les raisons d’espérer en un avenir digne.

Instantanés de la causerie de Barro Chambrier, le 10 juin 2023, à Owendo. © D.R.

Chantre d’une candidature unique de l’opposition ?

À Owendo ce week-end, et particulièrement au quartier dit L’Oprag-En-Haut où il a animé une causerie, il a promis, avec la collaboration de ses compagnons de l’opposition, de mettre un terme à l’expérience jugée désastreuse des 14 ans de pouvoir d’Ali Bongo et son parti, le Parti démocratique gabonais (PDG). «Je vous le dis, ils ne pourront pas gagner cette élection», a-t-il soutenu, faisant allusion à la présidentielle prévue cette année. Barro Chambrier dont le parti a encouragé les Gabonais en âge de voter à se faire enrôler, a estimé qu’aucune voix ne doit être gaspillée en votant pour Ali Bongo et les siens. «On ne peut pas aller en ordre dispersé. C’est pourquoi je privilégie l’intérêt général», a-t-il déclaré.

«C’est vous qui devez choisir celui que nous devons choisir. Ce n’est pas quelqu’un qui doit courber l’échine», a ajouté Barro Chambrier. Allusion à une candidature unique de l’opposition ? «C’est important d’avoir la personne qui saura appuyer sur le bon bouton pour redresser la barque», a-t-il poursuivi indiquant : «nous allons tout faire pour reprendre la direction du pays, pour corriger les injustices». Devant les owendois, Alexandre Barro Chambrier a assuré : «Je ne suis pas quelqu’un qui recule devant les défis». Souhaitant que le Mouvement de soutien prenne de l’ampleur, il a présenté à son public la bataille pour la présidentielle comme «le combat de notre vie».

La présidentielle ou la bataille de l’année

«Je suis un homme debout. Et celui qui doute je le lui démontre», a-t-il martelé insistant sur le fait qu’Ali Bongo et les siens doivent être battus même s’ils inondent le pays d’affiches. «Quand le vent du changement vient on ne peut pas l’arrêter avec la main», a-t-il lancé, paraphrasant André Mba Obame. «Soyons prêts pour le corps à corps», a alerté Barro Chambrier pour qui, le temps étant désormais compté. Il faut, selon sa recommandation, que chaque électeur se charge de la sécurisation des élections et particulièrement la présidentielle. Les mandats du président de la République étant illimités, il promet de les limiter.

«Le fruit est mûr, à condition d’être prêts tous ensemble pour le cueillir», a-t-il indiqué s’étonnant des largesses d’Ali Bongo quant à la mise à disposition de 4 milliards de francs CFA pour les victimes des champs ravagés par les éléphants et 9 milliards de francs CFA pour soutenir les activités des femmes. «Qui voit cet argent et surtout qui peut en attester la disponibilité ?», a-t-il interrogé, résumant le bilan de 14 ans de pouvoir d’Ali Bongo en un échec matérialisé par l’absence d’eau, la rareté de l’électricité acheminée dans les foyers par un câblage dangereux, l’école sinistrée, le chômage des jeunes, les routes dégradées. «Population d’Owendo, lève-toi et marche», a-t-il lâché.