Guinea
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Affaire 28 septembre : Pierre Délamou condamné pour avoir menacé un magistrat…

CONAKRY- Accusé d’avoir proféré des menaces contre M. Abdoulaye Babady Camara, un des procureurs dans le procès du massacre du 28 septembre 2009, Fanta Pierre Délamou a été condamné à une peine de prison ce lundi 05 décembre 2022 par le tribunal de première instance de Kaloum. 

A la barre, Fanta Pierre Delamou a reconnu les accusations portées contre lui tout en affirmant qu'il regrettait les faits et il a par la suite demandé pardon. "C'est moi qui ai écrit le message sur Facebook, disant que le procureur blague avec sa vie. Nous le suivons depuis la forêt. Mais, je regrette d'avoir fait celà et je demande pardon", a-t-il plaidé  à la barre.

Statuant publiquement et contradictoirement en matière correctionnelle et en premier ressort, le président du tribunal de première instance de Kaloum a condamné l'accusé à une peine de 12 mois de prison dont 9 mois assorti de sursis. 

"Après en avoir délibéré sur l'action public déclare le prévenu Fanta Pierre Délamou coupable du délit de menace par le biais d'un système informatique à lui reprocher. Pour la répression en application des articles 38, 135 du code pénal et 535 du code de procédure pénale, le condamne à 12 mois de prison dont 9 assorti de sursis et 1 million franc guinéen d'amende", a prononcé Ibrahima Sory 1 Toukara.   

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Interrogé après le verdict, l'avocat du procureur Abdoulaye Babadi Camara dit être satisfait du verdict. 

"Lorsque vous imaginez que des menaces soient proférées contre des magistrats dans le procès du 28 septembre, ce sont là des comportements qu'il faut dénoncer et réprimer... Donc, lorsqu'une condamnation est prononcée, je ne peux qu’être satisfait", s'est réjoui Maître Mohamed Abou Camara. 

L'avocat du prévenu à quant à lui expliqué que la sanction qui est imposée à son client est une sanction dissuasive. 

"Ce que nous faisons en matière de justice, ce n'est pas seulement venir plaider, compliquer la vie des citoyens ou bien de la société. Nous plaidons aussi pour donner de l'exemple. Il y a des sanctions qu'on donne qui sont des sanctions d'éducation et de message. Je pense que la sanction qui vient d'être imposée à mon client, c’est un message, c'est pour dissuader les futurs candidats à ces genres de message. Parce que lui il a écrit certainement il ne connaissait pas la portée et l'impact de ce qu'il a écrit mais très malheureusement ça semble être une menace par voie de cybernétique", a expliqué Me Cécé Victorien Théa.

Mamadou Yaya Bah 

Pour Africaguinee.com