Guinea
This article was added by the user . TheWorldNews is not responsible for the content of the platform.

Dialogue inclusif guinéen à l’étranger : la position de l’UFD

Parmi les réactions à l’option d’organiser un dialogue inclusif guinéen à l’étranger, il y a celle de l’UFD (Union des forces démocratiques). Dans une « déclaration de l’Udf après la réunion CEDEAO », le parti de l’ancien député Mamadou Baadiko Bah désapprouve l’idée…

Sur la question, la position de l’UFD n’est certes pas un niet catégorique. Mais, son penchant pour le contraire ne fait l’ombre d’aucun doute.

« En ce qui concerne le lieu où devrait se tenir le Dialogue, il est important de souligner que le fait que ces assises se tiennent hors de la Guinée n’est pas un gage de sérieux et d’efficacité », soutient-il.

En tout cas, rappelle le document, « nous avons participé au Dialogue inter-guinéen en 2009 à Abuja puis à Ouagadougou, sous l’égide de la CEDEAO, justement après les événements du 28 septembre 2009 de triste mémoire ». Et de poursuivre que « des milliards avaient été dépensés en pure perte ! »

Ajoutant, non sans remord, que « le tout s’est terminé par un feuillet de deux pages, signé par trois putschistes, sous l’égide du Groupe International de Contact, piloté par un ministre français qui travaillait pour un candidat ». Et de dénoncer le fait que « le texte d’Accord Politique Global Inter-Guinéen que nous avions adopté aux Forces Vives n’a jamais été signé et pour cause : les dirigeants en vue étaient contre, mais n’osaient pas le dire ouvertement, car ne voulant à aucun prix arriver aux affaires, avec des textes contraignants ! La suite est connue, avec la transition bâclée qui s’est terminée par des élections truquées, sur fond de clivages communautaires ».

La parenthèse de rappel refermée, le parti de Baadiko préconise que «si les présentes assises se déportent à l’étranger, uniquement pour permettre à des dirigeants politiques exilés de participer aux travaux, la bonne solution est de créer toutes les conditions pour qu’ils puissent rentrer chez eux, avec toutes les garanties nécessaires de sécurité et de respect de leurs droits ». « Sinon, avertit-il, on n’aura fait que déplacer le problème, sans le résoudre ».